La nomination de Louise Arbour au poste de gouverneure générale du Canada a été applaudie dans la plupart des milieux et des régions.
Tous ont souligné son CV impressionnant, sa vive intelligence et sa force de caractère: jeunesse et études à Montréal, puis Ottawa, membre des Barreaux du Québec et de l’Ontario, prof à la faculté de Droit de l’Université York, juge à la Cour d’appel de l’Ontario, présidente de commissions d’enquête, procureure en chef des tribunaux pénaux internationaux pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda, juge à la Cour suprême du Canada, haute-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, représentante spéciale de l’ONU pour les migrations…
À 79 ans, que le premier ministre Mark Carney lui offre le poste de gouverneure générale semble aller de soi.
Aucun avantage
Que Louise Arbour accepte le poste en a toutefois déçu quelques-uns, à commencer par l’ex-éditorialiste du journal Le Droit Pierre Allard.
Dans son blogue Lettres du front, il déplore «qu’une personne de la stature de Louise Arbour se coiffe d’une couronne impotente et ternie qui a, depuis 250 ans, servi à justifier toutes les injustices infligées à la nation québécoise et aux collectivités francophones du reste du pays.»


