Les forêts de Toronto dans l’oeil du photographe en résidence de l’AFT

Olivier Marchesi à l'Alliance Française
Le photographe «en résidence» Olivier Marchesi et la directrice culturelle de l'AFT, Cynthia-Laure Etom, à l'ouverture de l'exposition du mois. Photos: Anna Vigne, l-express.ca
Partagez
Tweetez
Envoyez

Publié 07/05/2026 par Anna Vigne

Cette année encore, l’Alliance française de Toronto (AFT) a permis à un photographe de découvrir et représenter la métropole lors d’une résidence artistique suivie d’une exposition. C’est Olivier Marchesi qui a été choisi pour se perdre dans les rues de la ville afin de lui tirer le portrait.

L’exposition qui résulte de la résidence a donc commencé le vendredi 1er mai en présence de l’artiste et d’une quarantaine d’amateurs de photographie. Elle y est jusqu’au 30 mai.

Olivier Marchesi à l'Alliance Française
Du monde à la galerie de l’Alliance française de Toronto pour l’ouverture de l’exposition.

Le format résidence

«La résidence photo est un projet qui existe depuis maintenant cinq éditions», indique Cynthia Laure Etom, directrice culturelle à l’AFT. «Le principe, c’est d’inviter un photographe français à venir explorer Toronto pendant six semaines autour d’une thématique qui ressort de ce qu’il travaille déjà.»

«Dans le cas d’Olivier Marchesi, c’était les forêts.»

Olivier Marchesi à l'Alliance Française
Une oeuvre de l’exposition d’Olivier Marchesi, intitulé NOUS, CIEL, EAU, TERRE – Appartenons au mouvement du monde.

«Quand on l’a contacté, l’année dernière, l’équipe culturelle avait déjà repéré sa série qui traitait des forêts françaises. On s’est dit que cette vision serait parfaite pour Toronto, avec tous ses espaces verts et ses forêts

Publicité

«Une fois sur place, le thème de l’exposition peut s’adapter, ici ça a été le cas, ce n’est pas juste la forêt qui a été traitée, mais les éléments naturels dans leur globalité.»

Technique argentique

Olivier Marchesi est spécialisé depuis quelques années dans la technique argentique traditionnelle (développement du film sur papier en chambre noire avec produits chimiques). Il est présenté dans plusieurs galeries en France, au musée Erarta à Saint-Petersbourg ou encore les collections du musée Harvard.

Certaines de ses photographes ont été diffusées dans la presse française (L’Obs, Libération Mediapart, Esquire).

«J’ai habité en Russie plusieurs années, et cela a changé ma manière de voir les choses, mes perspectives». explique l’artiste.

«En Russie, j’ai éprouvé des sensations que je ne connaissais pas, j’y ai vu cette nature sauvage, ces espaces vides de l’empreinte humaine, qui procurent en moi un très grand sentiment de liberté.»

Publicité

«C’est notamment ce que je cherche dans mes séries sur les forêts: retrouver ces endroits complètement sauvages, où je me sens connecté à quelque chose d’organique.»

«À Toronto, j’ai essayé de chercher ces endroits de nature où elle est livrée à elle-même, pour voir ce qu’elle fabrique.»

Olivier Marchesi à l'Alliance Française
Olivier Marchesi à l’AFT.

Séduit par Toronto

Les photographes présentées sont le fruit de la découverte progressive de la ville par l’artiste. «Tout de suite, j’ai été séduit par la ville. J’ai fait des rencontres extraordinaires dès le premier jour.»

«J’ai eu un rythme de vagabond: je me levais le matin, je regardais la météo, et je me demandais où aller avec cette lumière et ce temps-là.»

«Au début, c’était une phase d’exploration. J’ai beaucoup marché. Je n’ai pas compté au total, mais j’ai dû faire 600 ou 700 km, je pense. La première semaine, j’en ai fait 150. La marche à pied est très importante dans mon travail.»

Publicité
Olivier Marchesi à l'Alliance Française
Compilation de photographies d’habitants de Toronto par Olivier Marchesi.

L’exposition met aussi en place un dialogue entre photographie et poésie.

«En préparant mon voyage, je me suis aussi intéressé à la littérature et à la poésie. Il y a un recueil d’une poétesse qui s’appelle Rita Mestokosho, et le poème reproduit ici a beaucoup compté pour moi, parce qu’il parle justement de ces sensations liées à la nature. C’est quelque chose que j’ai essayé de traduire visuellement.»

Centrée sur les espaces naturels de la ville, cette exposition représente l’identité unique de la ville entre ville et nature.

Auteurs

Partagez
Tweetez
Envoyez
Publicité

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur