Le PAJ a renforcé la résilience de huit jeunes

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Jeunes participants au programmes Éclat de résilience, avec Edwige Bouquet Ngom (à droite), fondatrice et directrice générale de PAJ. Photos: Hamza Ziad, l-express.ca
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Publié 01/04/2025 par Hamza Ziad

Étudiante au Collège Boréal à Toronto, Grace Kouadio a vu son quotidien profondément transformé par un diagnostic de cancer du sein. Dans ce contexte difficile, elle a intégré le programme Éclat de résilience de l’organisme Point ancrage jeunesse (PAJ), qui lui a offert un cadre structuré pour aborder les défis liés à la maladie.

Au fil des ateliers, elle a pu exprimer son vécu, partager son parcours et trouver des repères pour mieux gérer cette épreuve.

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Grace Kouadio.

«Au début, il m’était difficile de parler de ma maladie, mais grâce à cette aventure avec PAJ, j’ai été bien entourée. Je ne la vois plus comme une fatalité, mais comme une force», explique-t-elle.

«Je serai toujours reconnaissante envers toute l’équipe de PAJ. Leur engagement auprès de la jeunesse francophone à Toronto est à la fois inspirant et porteur d’espoir.»

Un an pour changer des trajectoires

Un an après son lancement, le projet Éclat de résilience – Ensemble pour nos communautés s’est achevé le 22 mars par une cérémonie de célébration tenue dans le quartier Corktown à Toronto. La députée provinciale Kristyn Wong-Tam y a participé.

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Mis en œuvre par PAJ et financé à hauteur de 99 900 $ par la Fondation Trillium de l’Ontario, ce projet avait pour objectif de renforcer la résilience et la viabilité de l’organisme.

Il a offert un accompagnement structuré à huit jeunes francophones afrodescendants de Toronto, à travers des formations ciblées, un programme de mentorat et des occasions de réseautage. Des mesures de soutien ont également été déployées à l’intention du personnel et des bénévoles.

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La députée Kristyn Wong-Tam avec Edwige Bouquet Ngom, DG de PAJ, et Laura Longfort, coordinatrice de projet à PAJ.

Le projet a reposé sur l’engagement de trois groupes d’acteurs complémentaires: des mentors expérimentés, des jeunes ambassadeurs déjà familiers des actions de PAJ, et de nouveaux participants découvrant pour la première fois l’univers de l’organisme.

Des ateliers pour outiller la jeunesse afrodescendante

Au début du projet, un diagnostic des besoins a été mené auprès de jeunes francophones afrodescendants, afin de cerner leurs priorités et leurs aspirations.

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Yassira.

Les ateliers ont abordé une diversité de thématiques, allant de la gestion du temps et de l’autodiscipline, en passant par les prérequis pour devenir entrepreneur·e, le réseautage via LinkedIn, les finances personnelles et la gestion des émotions.

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«Grâce à ce programme, j’ai pu développer une compétence essentielle dont j’avais véritablement besoin: le leadership. Aujourd’hui, je me sens pleinement outillée pour encadrer une équipe de manière efficace», témoigne Yassira, jeune ambassadrice de PAJ et participante au projet.

PAJ, USTAWI, jeunes noirs
Karim Djinko.

Le coach et mentor Karim Djinko souligne l’importance de renforcer l’estime et la confiance en soi. «Lorsque je vois ces jeunes gagner en autonomie et commencer à déployer leurs ailes, je sais que ma mission est accomplie.»

Il a également salué le parcours de Yassira tout au long du programme. «Yassira est un exemple parlant de l’évolution possible. Elle a pris confiance en elle, et aujourd’hui, elle s’est exprimée devant le public avec un pitch remarquable, un contraste saisissant avec la grande réserve qu’elle affichait au début des ateliers.»

Une fin de projet, mais un élan qui continue

Dans une interview accordée à l-express.ca, Edwige Ngom, fondatrice et directrice générale de PAJ, a souligné que le projet Éclat de résilience a répondu de manière concrète aux besoins exprimés par les jeunes afrodescendants. Elle s’appuie sur les nombreux retours d’expérience recueillis ainsi que sur l’évolution qu’elle a pu observer chez les participants au fil des ateliers.

«Il est vrai que le projet touche à sa fin, mais son impact est réel. Il a permis de consolider un groupe uni, qui continuera à échanger, à se soutenir et à inspirer les futures générations de jeunes», a-t-elle déclaré.

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Elle a également évoqué la volonté de PAJ de relancer le programme Ustawi en misant davantage sur le mentorat. «Ce que nous avons constaté aujourd’hui, c’est que le mentorat a eu un effet extrêmement positif sur les jeunes.»

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Participants au programme Éclat de résilience avec la députée Kristyn Wong-Tam (au centre) et la DG Edwige Ngom (à droite).

Le PAJ agrandit son équipe

«Le PAJ dispose désormais de bureaux physiques à Toronto», a souligné Edwige Ngom, faisant référence aux nouveaux locaux de l’organisme situés au Centre for Social Innovation, au 192 de l’avenue Spadina.

L’équipe s’est également étoffée grâce au recrutement d’une coordonnatrice, d’un agent de projet et d’une intervenante communautaire, renforçant ainsi la capacité opérationnelle de l’organisme.

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Participants à la cérémonie de célébration du projet Éclat de résilience.

«Pour moi, il s’agit là de véritables avancées pour le PAJ. Par ailleurs, bien que le contexte gouvernemental, tant au niveau provincial que fédéral, soit marqué par de nombreuses fluctuations, nous gardons l’espoir de pouvoir bénéficier de nouveaux financements», a-t-elle affirmé.

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