La langue française se retrouve au cœur des débats dans le conflit commercial entre le Canada et les États-Unis. Entre une stratégie fédérale pour gagner des points au Québec et le risque de donner des munitions à Donald Trump, le français crée des remous des deux côtés de la frontière.
Dans son annonce de rupture des négociations avec les États-Unis le samedi 22 août, Mark Carney a évoqué le français comme l’un des «irritants».
Plus précisément, il a expliqué que l’une des raisons de l’échec des négociations émane des demandes de l’administration Trump concernant certaines règles et lois pour la protection du français et de la culture au Canada. Des conseillers du président auraient demandé de revoir la loi sur la diffusion en continu du gouvernement fédéral et la loi 109 sur la découvrabilité du Québec. Les règles d’étiquetage sont aussi un irritant de longue date.
Une stratégie de Carney qui pourrait être instrumentalisée par Trump
Selon le professeur de science politique à l’Université d’Ottawa Charles-Étienne Beaudry, la sortie de Mark Carney aurait «jeté un pavé dans la mare de l’élection provinciale au Québec».

Ce dernier affirme que le gouvernement canadien et le gouvernement québécois de la Coalition avenir Québec, actuellement au pouvoir, auraient cherché à se présenter comme des défenseurs du français pour gagner des votes face au Parti québécois, un parti indépendantiste nationaliste qui mène dans les sondages à l’approche de l’élection d’octobre.




