Le CSCHN pousse son action jusqu’à London

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Le conseil d’administration du CHCHN: Jonathan Demers, rance Vaillancourt (directrice générale), Ernest Ndabahagamye, Elaine Pilgrim, Lucie Larose, Sylvie Dalziel, Nancy Larivière (présidente), Anne-Laure Morin, Gérard Lachapelle, Alfred St-Aubin. Absente: Caroline Chabert Dello. Photos: Nathalie Dufour Ségion, l-express.ca
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Publié 23/09/2026 par Nathalie Dufour Séguin

L’ouverture d’une première clinique médicale francophone à London marque une nouvelle étape pour le Centre de santé communautaire Hamilton-Niagara (CSCHN). Mais derrière cette nouvelle adresse se dessine surtout une organisation qui grandit, adapte ses services et cherche à mieux répondre aux réalités d’une communauté francophone de plus en plus diversifiée.

C’est ce développement, parmi plusieurs autres, qui était au cœur du bilan présenté le 21 septembre à l’occasion de l’assemblée générale annuelle dans son édifice du 1320 rue Barton Est à Hamilton.

Hamilton
L’assemblée générale annuelle 2026 du CSCHN.

London, nouveau point d’ancrage

Depuis le 10 août, le CSCHN est présent à London, une première pour l’organisme à l’extérieur de ses territoires traditionnels de Hamilton et Niagara. La clinique Franco-Santé, avait déjà enregistré plus de 215 inscriptions au moment de la présentation du bilan.

L’ouverture représente aussi un changement d’échelle. London constitue la troisième région désignée en vertu de la Loi sur les services en français dans laquelle le CSCHN offre maintenant des services. Pour la présidente Nancy Larivière, il s’agit d’une «étape charnière» pour l’organisation.

La directrice générale France Vaillancourt a raconté les coulisses de cette expansion: les discussions avec les partenaires locaux, l’étude de faisabilité, les démarches de financement et même des imprévus qui ont obligé l’organisation à revoir rapidement ses plans.

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La clinique a finalement ouvert ses portes avec une équipe comprenant notamment un médecin de famille, une infirmière praticienne, des infirmières autorisées et une navigatrice en santé.

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La directrice générale du CSCHN, France Vaillancourt, et la présidente du CA, Nancy Larivière.

12 638 personnes, une communauté qui s’élargit

Pendant que le CSCHN ouvre une nouvelle porte à London, sa clientèle continue de progresser dans les régions de Hamilton et du Niagara. Au total, 12 638 personnes étaient des clients actifs, soit une hausse de 7,9%, avec 1 003 nouvelles inscriptions au cours de l’année.

Le portrait n’est toutefois pas le même partout. Niagara représente 66% de la clientèle, contre 34% pour Hamilton.

À Hamilton, les familles et les jeunes enfants occupent une place plus importante, tandis que la clientèle de Niagara est plus âgée. Ces différences influencent directement les services et les programmes proposés.

Et les contacts avec la clientèle se multiplient: 110 244 interactions individuelles ou de groupe; 3 626 séances de groupe; 541 visites à domicile.

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Le centre ne se contente donc pas d’accueillir les patients entre quatre murs; il cherche aussi à rejoindre les gens dans leur quotidien.

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La directrice générale du CSCHN, France Vaillancourt, et Annie Boucher, directrice régionale Centre de planification des services de santé en français.

La santé, bien au-delà du cabinet de médecin

Cette approche se reflète dans une programmation qui dépasse largement les soins médicaux. Au cours de l’année, le CSCHN a notamment préparé 5 011 portions de nourriture dans ses cuisines collectives et accompagné 235 ménages dans le cadre de programmes liés à l’insécurité alimentaire.

À cela s’ajoutent des activités en santé mentale, en prévention, auprès des nouveaux arrivants ou encore des personnes de 55 ans et plus. Le programme d’exercices pour les 55 ans et plus a ainsi rejoint 736 participants, avec plus de 10 800 participations au cours de l’année.

Cette diversité correspond à la volonté affichée par le centre de faire de la santé une porte d’entrée vers d’autres formes d’accompagnement et de mieux-être communautaire.

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L’assemblée générale annuelle 2026 du CSCHN.

Le chiffre qui retient l’attention: 96,4%

Au milieu de cette croissance, un indicateur donne une idée de la façon dont les services sont reçus: 96,4% des personnes sondées disent se sentir à l’aise et bien accueillies, peu importe leurs croyances, leur culture, leur identité ou leurs capacités.

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De plus, 93,1% estiment que les programmes et services répondent à leurs besoins.

Pour Nancy Larivière, ce résultat repose d’abord sur les personnes qui travaillent directement auprès de la communauté.

«Si le taux de satisfaction de notre clientèle demeure exceptionnellement élevé année après année, c’est grâce à votre professionnalisme, à votre écoute et à votre bienveillance sur le terrain.»

Derrière ces services, il y avait au 31 mars 125 employés et 194 bénévoles, ces derniers ayant cumulé plus de 3 758 heures de bénévolat. Une croissance de cette ampleur repose donc aussi sur une importante mobilisation humaine.

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L’édifice du CSCHN à Hamilton.

Grandir, mais avec les deux pieds sur terre

La question qui se pose maintenant est celle de la suite. France Vaillancourt explique que le plan stratégique, initialement prévu sur trois ans, a été prolongé à cinq ans. Les trois grandes orientations demeurent les mêmes: des services de qualité, une croissance informée et la cohésion communautaire.

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Cette notion de croissance informée prend une importance particulière avec l’arrivée à London. L’objectif n’est pas de multiplier les projets simplement parce que des occasions de financement ou d’expansion se présentent, mais de documenter les besoins, de développer l’expertise et de bâtir des modèles qui peuvent durer.

L’expérience londonienne a justement permis au CSCHN de mesurer les défis d’une implantation dans un nouveau milieu.

France Vaillancourt a reconnu que cette expérience avait «vraiment ouvert les yeux» de l’organisation sur les réalités d’une expansion «établir des liens, gagner la confiance des partenaires et prendre le temps de s’enraciner avant d’aller plus loin».

Le CSCHN pousse donc ses murs, mais sans perdre de vue ce qui se trouve derrière chaque nouvelle porte: une communauté francophone aux besoins différents, qui cherche des soins accessibles dans sa langue.

London marque une nouvelle étape. Le prochain défi sera de transformer cette croissance en véritables points d’ancrage dans les communautés desservies.

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