Francophonie économique: après les incubateurs d’entreprises, du capital de risque?

Hosni Zaouali quitte le Conseil de la coopération de l’Ontario

Hosni Zaouali, CCO, incubateurs
Hosni Zaouali a présidé pendant quatre ans le Conseil de la coopération de l'Ontario.
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Après quatre ans passés à la barre du Conseil de la coopération de l’Ontario (CCO), Hosni Zaouali passe le flambeau pour accepter un contrat avec les Nations Unies.

Fondateur de Voilà Learning (un service d’aide aux devoirs) et de Tech Adaptika (une plateforme de cours et de réunions virtuelles), travaillant avec l’Université Stanford de Californie, ça faisait vraiment beaucoup de tâches à gérer, explique-t-il en entrevue à l-express.ca.

Il se dit fier de son passage au CCO, bien connu pour son travail auprès des coopératives et projets sociaux en milieu rural, qui s’est installé à Toronto et développe maintenant des incubateurs d’entreprises.

CCO + SÉO + FGA = pouvoir économique

«Après le développement social et culturel – qui restent importants – il était nécessaire de se tourner vers le développement du pouvoir économique des Franco-Ontariens», dit-il.

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C’est un thème qu’il n’a cessé d’exposer dans une série d’articles dans l-express.ca. Il continue de croire que la francophonie ontarienne est particulièrement bien placée pour promouvoir le commerce international dans «un triangle Amérique du Nord, Europe, Afrique».

Et selon lui, les décideurs de la majorité anglophones commencent à comprendre que le développement économique des Franco-Ontariens, leurs entreprises, leurs percées à l’international, profitent à tout l’Ontario.

«Tous nos organismes et nos institutions ne peuvent pas employer tout le monde… Pourquoi ne pas créer son propre emploi en créant sa propre entreprise? Nos incubateurs (à Toronto, Hamilton et Windsor jusqu’à maintenant) peuvent vous aider.» C’est le message que le CCO relaie notamment aux nouveaux arrivants dans la francophonie ontarienne.

Hosni Zaouali se dit également heureux de la coordination des agences économiques franco-ontariennes ces dernières années. «Les responsables du CCO rencontrent maintenant régulièrement ceux de la Société économique de l’Ontario et de la nouvelle Fédération des gens d’affaires de l’Ontario

Richard Kempler
2019: le directeur général du CCO, Julien Geremie, à la tête de la table, présentait le plan d’affaires du futur incubateur torontois d’entreprises francophones. Chemise blanche: Richard Kempler, directeur général du Club canadien de Toronto.

Hosni Zaouali rêve de capital de risque

Selon lui, après cette coordination des intervenants et les incubateurs d’entreprises, la prochaine étape de la francophonie économique ontarienne pourrait être la création d’un fonds de capital de risque.

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«10 millions $ au départ. Puis 25 millions $. Éventuellement 50 millions $… Toutes les entreprises qu’on pourrait lancer de cette façon ne feront pas nécessairement des centaines de millions. Mais dans le secteur du capital de risque, un ou deux gros succès pour chaque dizaine d’entreprises où on a investi sont déjà amplement justifiés.»

Tunisien installé à Toronto il y a un peu plus d’une douzaine d’années, marié et père de deux jeunes enfants, Hosni Zaouali ne quitte pas la métropole. Dans les jours qui viennent, il part à Rome rencontrer ses nouveaux employeurs du Fonds international de développement agricole de l’ONU.

Pour le moment, le vice-président Pierre Dorval remplace Hosni Zaouali à la présidence par intérim du CCO. Il est PDG de la Caisse populaire Alliance dans le Nord-Est ontarien. Le conseil d’administration du CCO sera réorganisé au début d’octobre, après l’assemblée générale annuelle du 28 septembre.

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