L’accident ferroviaire de Mississauga, survenu le 10 novembre 1979, a nécessité l’évacuation de 218 000 personnes, la plus grande jusqu’alors en temps de paix en Amérique du Nord. Michèle Laframboise s’est inspirée de ce déraillement spectaculaire pour écrire son vingtième roman intitulé Le Kaiju de Mississauga.
Comme je ne suis pas un fan de Godzilla, j’ignorais que le terme japonais Kaiju signifie bête étrange ou monstre mystérieux. Je l’apprends grâce à Victor Tremblay, 11 ans, jeune amateur de monstres japonais et narrateur du roman.
Un peu avant minuit, Victor sent sa maison trembler. De la fenêtre, il découvre un ciel orangé, un feu qui piétine la voie ferrée. Il ne le sait pas encore, mais le train CP 54 en provenance de Sarnia vient de dérailler dans sa ville: 106 wagons tirés par trois locomotives. Godzilla contre Mississauga.
Boule de feu
L’un des wagons explose. «La boule de feu monte à 1 000 pieds de hauteur et sera visible aussi loin que Niagara Falls, Oshawa et Peterborough.» Un véritable Kaiju!
Dans les minutes qui suivent, la mairesse Hazel McCallion ordonne des évacuations. Victor et ses parents doivent partir, laissant leur chat Nadia derrière eux.


