La comédie musicale Évangéline revisite l’un des récits les plus marquants de l’histoire acadienne, celui d’Évangéline et Gabriel, dans une mise en scène moderne et haute en couleur. La première mondiale a eu lieu à la Place des Arts, à Montréal, le 5 février.
Inspirée du poème de Henry W. Longfellow (1847), l’œuvre dépasse la simple adaptation romantique. Ici, l’histoire d’amour devient le fil conducteur d’un récit plus vaste: celui de la déportation des Acadiens.
Sur scène, l’histoire prend vie grâce à une distribution en partie acadienne. Gabriel Lajeunesse est incarné par le Québécois Olivier Dion, Évangéline Bellefontaine par l’Acadienne Maude Cyr-Deschênes. Le personnage historique de Joseph Broussard, dit Beausoleil, leader de la résistance acadienne avant, pendant et après la Déportation de 1755, est interprété par l’acadien Raphaël Butler.
Le récit entraîne le spectateur dans un voyage allant de la Nouvelle-Écosse au Québec, puis jusqu’en Louisiane, suivant les tentatives des deux amants de se retrouver.
La comédie musicale s’articule autour d’une trame de 22 chansons originales, mêlées à des pièces musicales traditionnelles acadiennes et mi’kmaq, pilotée par le metteur en scène et directeur de création d’origine française, Jean-Jacques Pillet.






