Aux élections générales de ce lundi 5 octobre au Québec, 28% des 70% de citoyens qui ont exercé leur droit de vote ont choisi le Parti québécois, dont les candidats ont été élus dans 59 des 127 circonscriptions de la province, soit 5 de moins que la majorité à l’Assemblée nationale.
C’est la première fois de toute l’histoire du Canada qu’un chef, Paul St-Pierre Plamondon (PSPP), devient premier ministre avec aussi peu d’appui populaire. Mais dans une lutte à cinq, cela reste légitime.
La CAQ rayée de la carte
Le gouvernement de la Coalition Avenir Québec, la «troisième voie» nationaliste-libérale fondée par François Legault en 2011, dirigé par Christine Fréchette depuis six mois, a remporté 13,3% des suffrages, mais a été rayé de la carte avec zéro élu, même pas la cheffe.

Sans châteaux forts, avec des appuis dispersés à peu près également un peu partout, la CAQ a été victime de notre système électoral conçu pour une démocratie bipolaire. Le PQ a promis de changer ça.
Percée historique du PCQ
En 2022, c’est le Parti conservateur du Québec qui n’avait pas réussi à faire élire un seul député même s’il avait récolté 15% du vote. Cette fois, le parti d’Éric Duhaime fait encore mieux en nombre d’élus, 19, que son 20,7% du vote: une percée historique pour un parti qui n’existait pratiquement que sur papier avant 2021.





