«On s’apprête à ouvrir possiblement trois nouvelles écoles francophones, alors même que la région n’est toujours pas désignée en vertu de la Loi sur les services en français» (LSF), souligne Sylvie Landry, présidente sortante de l’Association des communautés francophones de l’Ontario – Durham-Peterborough (ACFO-DP).
«À terme, nous y parviendrons. Peut-être pas aujourd’hui, mais nous finirons par obtenir cette désignation.»
Dans une entrevue accordée à l-express.ca, Carl Bouchard, commissaire aux services en français de l’Ontario, souligne que la désignation d’une région permet d’accroître l’accès aux services en français et insiste sur la nécessité de mieux informer les francophones.
«Un répertoire provincial permettrait de communiquer clairement où se trouvent ces services, afin de maximiser l’exercice de leurs droits linguistiques», explique-t-il. «Et c’est ce que j’avais proposé au ministère des Affaires francophones.»

L’anglais s’impose, à la maison comme à l’extérieur
Selon Statistique Canada (recensement 2021) et un rapport de la Région de Durham fondé sur ces données, l’anglais demeure largement dominant: 97,2% des répondants le déclarent comme première langue officielle parlée, contre 1,3% pour le français. À la maison, l’anglais est également majoritaire (86,1%), tandis que l’usage de langues non officielles progresse, signe d’un contexte de plus en plus diversifié.






