Découvrir le patrimoine francophone de Windsor

Paul-François Sylvestre est entouré de Richard Renaud et de son épouse Marie, du groupe The Questers.
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La ville de Windsor compte quelques succursales du groupe The Questers, un organisme qui s’intéresse à l’histoire et à la préservation du patrimoine. Un membre de la succursale Rum Runners, Richard Renaud, a invité notre collaborateur, l’écrivain Paul-François Sylvestre, à prononcer une conférence le 11 juillet sur le patrimoine francophone de la ville.

Cadillac en 1701

M. Sylvestre a brossé un tableau de la présence française dans notre région depuis l’arrivée de Cadillac en 1701. Il a rappelé que la première colonie, la première paroisse et la première école en Ontario ont toutes vu le jour sur le site actuel de Windsor et qu’elles étaient toutes de langue française.

Cadillac
Antoine Laumet de Lamothe Cadillac

Il a aussi signalé que le premier député francophone en Ontario fut François Baby, élu député de Kent (maintenant Windsor) lors des élections de 1792 dans le Haut-Canada. Son frère Jean-Baptiste fut aussi député, mais c’est un autre frère, Jacques, qui joua un rôle clef au niveau du pouvoir exécutif, en tant que juge, Inspecteur général et membre du Family Compact.

Sénateur, athlète, homme d’affaires

M. Sylvestre a souligné un fait peu connu, à savoir que le premier sénateur francophone désigné pour l’Ontario provenait également de Windsor; il s’agit de Charles-Eusèbe Casgrain, médecin, coroner, conseiller municipal et scolaire, président de la Société Saint-Jean-Baptiste d’Essex et sénateur conservateur de 1887 à 1907.

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L’histoire francophone de la région inclut aussi un athlète comme Gérald Ouellette qui a décroché une médaille d’or au tir à la carabine lors des Jeux olympiques de Melbourne en 1956. Ou encore un homme d’affaire comme Napoléon Roy, de Pain Court, qui fonda la compagnie King Grain.

Trois romans

Au moins trois romans de Paul-François Sylvestre racontent des histoires dont l’action se déroule à Windsor. Des œufs frappés… (Prise de parole, 1986), porte sur la contrebande de l’alcool durant les années de la prohibition. Obéissance ou résistance (Bellarmin, 1986) rappelle la lutte menée par les paroissiens de Notre-Dame-du-Rosaire pour un curé francophone de cœur après la mort du patriotique Lucien Beaudoin.

Quant à Terre natale (L’Interligne, 1990), ce fut d’abord un radio-roman pour CBEF, saison de 1984-1985. On revit les débuts de la première école en Ontario, celle dirigée par les demoiselles Adhémar et Papineau dans la paroisse de l’Assomption à partir de 1786.

40 rues

Le conférencier a noté au moins 40 rues qui portent des noms francophones à Windsor, notamment ceux de familles pionnières telles que les Drouillard, Goyau, Ouellette, Parent, Janisse et Marentette.

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