Le père du biologiste-conteur-humoriste Boucar Diouf est décédé au Sénégal à l’âge de 103 ans. Dans Papa, l’homme qui aimait les zébus, l’auteur rend hommage à cet homme pour qui l’être humain n’est pas la norme de toutes les mesures dans la biosphère.
Dès le premier chapitre, Boucar Diouf précise que son livre est «le témoignage d’un fils qui a toujours vu son père comme un homme qui traitait les animaux et les arbres avec respect et empathie, une bienveillance de plus en plus rarissime dans un monde où l’animal-objet est largement normalisé».
Respect des zébus
Il nous parle principalement du lien que son père tissait avec les zébus, qui ont été au cœur de son existence. Pour le paternel, «un troupeau de zébus, c’était un lieu d’enseignement, d’amour, d’éducation, de superstition, de respect et de collaboration».
À titre de renseignement, les zébus constituent le groupe bovin le plus répandu sur le continent africain. Grâce à leur polyvalence, ils jouent un rôle central dans les systèmes d’élevage, assurant non seulement la production de viande et de lait, mais aussi la traction animale et la fertilisation des sols.
Le livre de la nature
Selon un proverbe africain, ce n’est pas le but de la promenade qui est important, mais plutôt les petits pas qui mènent à cette destination.


