S’il y a un groupe qu’il est difficile d’enthousiasmer pour la fusée Artemis II et son voyage lunaire, c’est celui des scientifiques.
Officiellement, les principaux objectifs de la mission étaient de tester les différentes technologies qui seront nécessaires pour le premier alunissage, théoriquement prévu pour 2028.
C’est donc davantage une étape d’ajustements que d’acquisitions de nouveaux savoirs. Même le survol de la Lune — les quatre astronautes effectuent une orbite qui les ramène ensuite sur le chemin de retour vers la Terre — n’apporte rien d’inédit par rapport aux missions Apollo, de 1968 à 1972.
«Un survol a du sens» pour démontrer l’efficacité des systèmes «avant de tenter un alunissage», commentait le 31 mars dans la revue Nature le géochimiste des planètes Marc Norman, de l’Université nationale d’Australie. Mais il avoue «ne pas être spécialement excité, à cette étape.»
«Peut-être que mon niveau d’excitation va augmenter à mesure que le programme va évoluer.» Le reportage de la revue britannique Nature était divisé en trois intertitres: le bon, le mauvais et l’indifférent.





