L’accès aux soins et aux ressources en santé mentale demeure difficile pour les femmes francophones à Toronto, notamment pour les femmes immigrantes et surtout dans les situations urgentes. C’est ce qu’ont entendu une quarantaine de personnes réunies le 25 avril au campus torontois du Collège Boréal par l’événement Femmes en force: Équilibre, résilience et pouvoir d’agir, organisé par La Maison d’hébergement des femmes en détresse.
«À travers le programme de l’immigration vers l’intégration (DIVI), nous accompagnons des femmes dans leur parcours d’intégration et d’autonomisation. Or, cheminer sur ces plans suppose également d’être solides sur le plan de la santé mentale», explique Prescilla Magne, coordonnatrice du programme DIVI.
«D’où cette initiative aujourd’hui visant à rassembler la communauté et à mettre à la disposition des femmes des ressources concrètes.»

Accès fragiles
Les services en santé mentale ne répondent pas toujours adéquatement aux besoins des femmes francophones. Cette réalité se pose surtout lorsque les situations exigent une intervention rapide, a souligné Nawel Bentobbal, thérapeute en santé mentale pour adultes au Centre francophone du Grand Toronto (CFGT).
«Malgré les efforts déployés par les professionnels et les organismes francophones, l’accès demeure difficile, surtout dans les situations urgentes», a-t-elle indiqué.






