En ce début d’automne, les papillons Monarques convergent vers Toronto avant de traverser le lac Ontario vers le Mexique pour l’hiver. Ce périple de plus de 4000 km d’un insecte de cinq grammes demeure fascinant, par une génération de papillons migrateurs nés en Ontario et d’une très grande longévité.
Le parc Tommy Thompson à Toronto accueille un grand nombre de Monarques. Cette longue bande de terre qui s’avance dans le lac raccourcit la distance à parcourir au-dessus de l’eau, comme la Pointe-Pelée au Sud avant la traversée du lac Érié.
«À l’automne, au moment de la migration, les Monarques ont besoin de deux choses: un vent favorable, du Nord-Est vers le Sud-Ouest, qui leur permette de traverser les Grands Lacs sans dépenser trop d’énergie, et des sources de nectar, qu’on retrouve surtout dans les parcs urbains en septembre», explique Maxim Larrivée, directeur de l’Insectarium de Montréal et entomologiste spécialisé dans le papillon Monarque.

Le parc des îles de Toronto accueille aussi beaucoup de Monarques, précise Vicky An, de la Toronto and Region Conservation Authority. «Les fleurs d’automne offrent aux papillons Monarques les nombreuses sources de nourriture dont ils ont besoin pour entreprendre leur migration de 4 500 km vers le Mexique.»
Les Monarques se retrouvent dans d’autres parcs torontois: au Humber Bay Butterfly Habitat ou au parc Downsview, qui tiendra une journée consacrée au papillon (27 septembre) et une soirée cinéma sur cette migration (29 septembre).






