Pierre Lapointe, dix chansons démodées, un piano à quatre mains

Le 19 septembre au Studio Glenn Gould

Pierre Lapointe, Francophonie en fête
Pierre Lapointe et ses pianistes Marie-Christine Poirier et Amélie Fortin dans le spectacle Dix chansons démodées pour ceux et celles qui ont le cœur abîmé. Photos: courtoisie
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Publié 08/09/2026 par Martine Rheault

Il y a exactement vingt ans, Pierre Lapointe montait sur la scène du Studio Glenn Gould, à Toronto, pour y présenter La forêt des mal-aimés. À l’époque, le jeune auteur-compositeur-interprète québécois (il avait 25 ans) était encore au début d’une carrière qui allait rapidement s’affirmer.

Son univers, déjà singulier, mêlait poésie, mélancolie, théâtralité, une bonne dose d’audace. Pour ceux qui étaient dans la salle ce soir-là, le spectacle avait quelque chose de la découverte. Pour ma part, il m’a laissé un souvenir impérissable.

«Je suis très heureux de remonter sur la scène du Studio Glenn Gould et d’y amener mes pianistes», dit-il à l-express.ca.  Pour lui, c’est un lieu en totale adéquation avec sa proposition artistique du piano à quatre mains. Il anticipe le plaisir des pianistes à jouer dans ce lieu.

Il s’y produit le samedi 19 septembre à 20h dans le cadre du festival Francophonie en fête. C’est son quatrième concert majeur à Toronto après ceux de 2006 (Studio Glenn Gould), 2012 (David-Pecaut Square) et 2022 (Paradise Theatre).

Pierre Lapointe, Francophonie en fête
Pierre Lapointe dans son nouveau spectacle.

Moins de pop, plus de chanson française

Le titre Dix chansons démodées pour ceux et celles qui ont le cœur abîmé annonce une offre presque à contre-courant des explorations musicales associées à cet artiste. 

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On associe souvent Pierre Lapointe à une rencontre entre la chanson française et la pop. Pour cette tournée,  il délaisse les accents pop en revenant aux racines de la chanson française. 

Il tire son inspiration des auteurs et interprètes qui ont nourri son imaginaire. Selon lui, ce spectacle part du désir de s’approprier ses influences musicales en les faisant siennes et contemporaines. 

Sa façon de chanter Le secret, sur l’album, ressemble au style de Claude Nougaro? «Oui! Je voulais faire un clin d’œil à cet artiste.» Il ajoute avoir été inspiré par Burt Bacharach pour la production musicale de ce morceau

Créateur en perpétuelle recherche, Pierre Lapointe explore toutes les facettes de son métier: l’écriture, les arrangements musicaux, l’orchestration, la conception de spectacles et les collaborations.

«J’aime toutes les facettes du métier», dit-il.

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Pierre Lapointe, Francophonie en fête
L’album Dix chansons démodées pour ceux et celles qui ont le cœur abîmé.

Le duo Fortin-Poirier au piano

Et, les collaborations sont au coeur de sa pratique artistique.

Pour ce spectacle, il s’entoure notamment de Geneviève Lizotte, qui signe la mise en scène et la scénographie, et d’Amélie Fortin, responsable de l’orchestration.

Fortin partage la scène, au piano, avec Marie-Christine Poirier.  Les deux pianistes apportent une couleur très particulière grâce à leur jeu à quatre mains.

Pour cette tournée, Lapointe a choisi une instrumentation plus dépouillée qui offre un espace privilégié à la voix et aux textes. L’orchestration lui permet d’innover dans la façon d’aborder ses textes sur scène en insufflant sa propre personnalité. 

Cette collaboration Fortin-Poirier a été pensée spécifiquement dans le cadre de ce spectacle. Les deux pianistes ne sont pas que des accompagnatrices, elles ont participé à la façon dont les chansons allaient être réinventées en concert.

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Le duo Fortin-Poirier existe depuis 2005 et travaille depuis longtemps au piano à quatre mains. Pierre Lapointe collabore avec Marie-Christine Poirier depuis 2018. Amélie Fortin fait partie de l’univers musical de Lapointe. Elle joue sur l’album Dix chansons démodées.

Pierre Lapointe, Francophonie en fête
Pierre Lapointe et ses pianistes Marie-Christine Poirier et Amélie Fortin.

À ne pas manquer

L’accueil critique de son dernier opus est particulièrement enthousiaste. On salue notamment la richesse musicale du spectacle, la qualité de l’interprétation et cette manière qu’a Lapointe de revisiter la chanson française sans la confiner à la nostalgie.

Pierre Lapointe mentionne que ses séjours en France lui ont permis d’occuper un créneau de haut niveau en concordance avec ses aspirations.

Et puis, il y a le Studio Glenn Gould à Toronto (250 rue Front, au rez-de-chaussée de l’édifice de CBC-Radio-Canada). Le même lieu pour deux rendez-vous de chansons et d’expériences artistiques séparés par une génération.

En 2006, La forêt des mal-aimés marquait une étape importante dans les débuts de Lapointe. Aujourd’hui, son retour dans cette salle offre une autre perspective: celle d’un artiste qui a fait de la curiosité et de la création son terrain de jeu.

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Tout porte à croire que Dix chansons démodées sera un rendez-vous à ne pas manquer. 

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