Le lancement, le 30 août, du télescope spatial Roman, destiné à étudier les mystères les plus profonds du cosmos, a permis de rappeler qu’il devait son existence à des investissements massifs du gouvernement américain dans l’espionnage.
Le miroir de 2,4 mètres qui va servir à observer l’Univers dans l’infrarouge, et tenter de résoudre les mystères de l’énergie sombre, avait en effet été construit, à l’origine, dans le but de regarder la Terre. Ou plus exactement, de regarder depuis l’orbite les pays ennemis.
L’expansion de l’Univers
Le premier concept d’un télescope qui deviendrait un jour le Nancy Grace Roman Space Telescope, est pourtant plus classique, rappelle la revue Nature: au moment où, dans les années 1990, des physiciens ont établi que l’expansion de l’Univers était en accélération.
Un concept qui était alors contre-intuitif: tout ce qui croît finit éventuellement par ralentir, voire s’arrêter.
Ce concept obligeait (et oblige encore) à raffiner les calculs sur ce qu’on appelle la matière sombre et l’énergie sombre: une bonne partie de la masse de l’Univers ne nous est pas seulement inconnue, elle a un impact sur l’expansion même de l’Univers.





