La démesure, les dérives et les excès semblent être inscrits dans l’ADN de nos voisins du Sud. Voilà le constat que Michel Labrecque dresse dans Que reste-t-il de nos États-Unis ? un récit en coulisse de ses nombreux reportages à Radio-Canada depuis quarante ans.
Né à Québec un 4 juillet (la fête nationale américaine), le jeune Michel Labrecque passe ses vacances estivales aux États-Unis. Son sentiment général est implacable: «tout était plus gros, plus beau, plus impressionnant, plus intéressant» que dans la Vieille Capitale.
Inconsciemment, il ressent que quelque chose cloche. C’est comme si «sur cette autoroute du bonheur apparaissaient des nids-de-poule imaginaires». Une relation privilégiée mais compliquée s’amorce dès lors entre Labrecque et les USA.
Révolution des mœurs
Avec deux amies de l’UQAM, il décide d’effectuer un périple dans l’Ouest américain en 1979. Il y découvre d’abord un puissant réseau de radios communautaires, souvent alternatives. C’est là que Labrecque décide de se lancer dans le journalisme sitôt son baccalauréat en poche.
Il découvre aussi qu’«une sorte de révolution des mœurs était en marche et elle allait se propager dans tout l’Occident, non sans violence».


