En cette Fête du Canada, je vous propose une page d’histoire. La seule personne à avoir été exécutée pour haute trahison au Canada est Louis Riel, le père du Manitoba. Martine Noël-Maw raconte avec brio la vie de cette figure importante dans Louis Riel: La voix du peuple métis.
Les premiers Métis de l’Ouest canadien sont nés d’unions entre des coureurs de bois francophones et des jeunes femmes des Premières Nations. Au fil des ans, ils ont formé des communautés comme la colonie de la rivière Rouge (Saint-Boniface), où est né Louis Riel le 22 octobre 1844.
De Montréal à Saint-Boniface
À 13 ans, Louis est envoyé au Collège de Montréal chez les pères sulpiciens pour des études menant à la prêtrise. Ses parents, Jean-Louis Riel et Julie Lagimodière, souhaitent le voir devenir le tout premier prêtre métis.
«La mort de son père laisse en Louis une plaie profonde. Il traverse une première dépression et, peu à peu, son comportement change […] au point où ses professeurs commencent à douter de sa vocation religieuse.»
Il abandonne ses études, vit de petits boulots aux États-Unis, puis retourne à Saint-Boniface où il est rapidement appelé à prendre la tête du mouvement de résistance des Métis. On connaît la suite, dont l’exécution de Thomas Scott, agitateur impétueux, anti-Métis et anticatholique.


