Des légumes cultivés en français à Toronto sont-ils meilleurs? Assurément. Meilleurs pour la santé individuelle et communautaire.
Car un jardin potager en ville, ce sont des bienfaits écologiques. Mais ce sont aussi des liens sociaux tissés entre les jardiniers, et un précieux capital social en milieu linguistique minoritaire.
C’est en tout cas l’une des hypothèses d’une recherche de Christine Beaudoin et Béatrice Lego de l’Université de l’Ontario français (UOF), qui ont organisé trois ateliers exploratoires du 10 au 12 juin, en vue de créer un réseau francophone d’agriculture urbaine, à Toronto, voir en Ontario.
Entre Toronto et Montréal
Les Franco-Torontois semblent avoir répondu présents. «On a été vraiment heureuses de voir que c’était une thématique fédératrice, que les gens sont venus», explique Christine Beaudoin, professeure adjointe en Études des environnements urbains à l’UOF. «Nous avons eu 45 inscriptions, alors que notre objectif était de 30 personnes.»
Les participants provenaient principalement de Toronto et d’Ottawa, avec cinq Montréalais. Car l’initiative est organisée avec le AU/Lab, le laboratoire d’agriculture urbaine de Montréal, un chef de file.






