Dans le cadre du concours pour la Bourse nationale de recherche en petite enfance attribuée par l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC), c’est Bianca Nugent, professeure adjointe et coordonnatrice du programme de travail social à l’Université de l’Ontario français (UOF), qui a été choisie pour son projet d’étude portant sur «le droit à une éducation francophone inclusive pour la petite enfance neurodivergente francophone de l’Ontario».
Doté d’une enveloppe de 150 000 $ et en collaboration avec l’Association francophone à l’éducation de la petite enfance de l’Ontario (AFÉSEO) ainsi qu’avec une autre chercheuse en psychoéducation de l’Université Sherbrooke, Malena Argumedes Charles, ce projet d’étude a pour ambition de répondre à plusieurs interrogations.
Bianca Nugent explique: «L’objectif de cette étude est de répondre à une question simple: dans un cadre de pénurie de main-d’œuvre spécialisée et de manque des services et des classes en petite enfance francophone, qu’est-ce qui arrive aux enfants qui ont des besoins particuliers ou qui représentent certains retards dans plusieurs sphères de développement comme on en voit de plus en plus?»
Un questionnement légitime, puisque, à en croire une étude réalisée par l’AFÉSEO, seulement 4% des organisations sondées offrent des ressources pour enfants ayant des besoins particuliers.
L’avenir des enfants hypothéqué
Plus qu’un questionnement d’un esprit scientifique désireux d’avoir une réponse vaille que vaille, la situation n’est pas anodine et les conséquences sont loin d’être négligeables, car les études en neurosciences démontrent clairement qu’un effet domino peut survenir et compromettre l’avenir des enfants concernés.




