Depuis plus de cinquante ans, Michel Tremblay fait son voyage annuel à Paris. À chaque fois, «c’est le bonheur». Il nous raconte ses balades, ses émotions et ses histoires cocasses dans Paris en vrac.
Tout commence le 15 juillet 1971. Son appartement dans le XVIIIe arrondissement, rue Doudeauville, est en plein cœur du Montmartre de L’assommoir, roman d’Émile Zola. Voilà que s’esquisse sa première promenade à travers Paris: l’itinéraire de la noce de Gervaise.
Théâtres, cafés, boulevards
Tremblay court opéras et théâtres, cafés et bonnes tables, librairies et grands boulevards, invitations et mondanités. Il le fait parfois en compagnie de gens que nous connaissons, notamment André Brassard, Denise Filiatrault et Hélène Loiselle.
On apprend que la base de l’alimentation de Brassard est «le hot-dog, les frites et le Cherry Coke». Il doit se rabattre sur un steak frites tandis que son ami déguste des rognons sautés avec des petits champignons.
Marie-Claire Blais suggère à Michel Tremblay de loger à l’hôtel La Louisiane, reine Seine, «beau, bon, pas cher». C’est là qu’il croise Hélène Loiselle qui a créé trois de ses pièces. Ils vont voir Il campiello de Goldoni à la Comédie-Française dans une mise en scène de Giorgio Strehler, en italien.


