Plusieurs vêtements ont une longue histoire

Évelyne Ferron, Histoires de vêtements étonnants
Évelyne Ferron, Histoires de vêtements étonnants, album documentaire illustré par Jordanne Maynard, Montréal, Éditions Fides, collection Civilisations, 2026, 48 pages, 24,95 $.
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Publié 09/05/2026 par Paul-François Sylvestre

Que vous attrapiez les premiers morceaux en ouvrant les tiroirs ou que vous aimiez prendre le temps de choisir vos fringues, vous apprécierez le survol qu’Évelyne Ferron propose dans Histoires de vêtements étonnants.

Les circonstances (travail, fête, sport) et le climat influencent nos choix de vêtements. Ce qu’on porte a une histoire. Les techniques de fabrication et les traditions des anciennes civilisations ont influencé l’évolution de plusieurs pièces de vêtement dont on ne se passerait pas aujourd’hui.

Évelyne Ferron présente une quinzaine de vêtements, du pagne au maillot de bain en passant par le sari, le kimono, les collants, le capot et la casquette, pour n’en mentionner que quelques-uns. Il y a même de nom étranges comme subligaculum et futou.

Des feuilles et de la paille

Le pagne remonte à plus de 100 000 ans. Des feuilles séchées et de la paille servaient d’abord à leur fabrication. Les anciens Égyptiens ont été les premiers à tisser les fils de lin pour former une étoffe. «Toutânkhamon a même été inhumé avec une centaine de pagnes différents pour son voyage dans l’au-delà!»

Le sari, lui, a plus de 4000 ans d’histoire. Il peut couvrir presque tout le corps d’une femme sans boutons et épingles.

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Côté masculin, le pantalon remonte à plus de 3000 ans. «Cousu à la main et fait d’un mélange de laine et de cuir, il a été retrouvé par des archéologues dans le tombeau d’un homme de Chine.»

Le fameux subligaculum est un sous-vêtement confectionné pendant l’Antiquité, il y a près de 2000 ans, pour rendre une partie intime du corps moins visibles. Son nom, tiré du latin, «fait référence à un vêtement porté… sous d’autres vêtements».

Une hélice sur la tête

Quant au futou, apparu il y a près de 1400 ans, il s’agit d’un chapeau noir recouvert de lin ou de soie possédant deux ailes qui font penser à une hélice. Il était porté à l’époque des grands empereurs de Chine.

Évelyne Ferron signale que, de nos jours, le kimono est surtout porté lors de fêtes ou d’événements spéciaux. Il y a plus de 1000 ans, ce vêtement était une pièce de base pour les hommes tout autant que pour les femmes.

L’autrice note que la mode n’est pas toujours synonyme de vêtements confortables. Créé il y a plus de 400 ans, le corset est un bel exemple. Quant au capot (pas la pièce de voiture), il s’agit d’un vêtement chaud porté par les hommes en Nouvelle-France, 300 ans passés.

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Sur mesure

«Dans certains pays d’Afrique comme le Kenya, la Tanzanie ou les îles de Zanzibar, mais aussi au Pakistan et en Inde, on porte encore le kanga. Il s’agit d’une longue pièce de tissu rectangulaire que les femmes attachent à la taille à la manière d’une jupe.»

Avant l’industrialisation, les vêtements étaient confectionnés sur mesure.

Cet album magnifiquement illustré par Jordanne Maynard, démontre que c’est à travers les modes, les types de tissus et les techniques de fabrication que les vêtements racontent diverses époques.

Auteurs

  • Paul-François Sylvestre

    Chroniqueur livres, histoire, arts, culture, voyages, actualité. Auteur d'une trentaine de romans et d’essais souvent en lien avec l’histoire de l’Ontario français. Son site jaipourmonlire.ca offre régulièrement des comptes rendus de livres de langue française.

  • l-express.ca

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