L’écrivain Albert Camus, gardien de but à Alger, affirmait: «Ce que je sais de plus sûr sur la morale et les obligations des hommes, c’est au football que je le dois.»
Le journaliste de Radio-Canada Ramin Pezeshki l’a rappelé lors d’une table ronde au récent Salon du livre de Toronto, où littérature et football se sont croisés à l’ombre de la Coupe du monde et de la guerre contre l’Iran.

C’est ainsi que les intervenants ont pu aborder le rôle du football comme un moyen de se rassembler: un exutoire, mais aussi un miroir des tensions internationales.
Ramin Pezeshki, lui-même Iranien, touché par l’actualité de la guerre, a partagé avec l’audience ses souvenirs de football à Téhéran, où la jeunesse continue à jouer alors même que le terrain devient un cimetière.
Passionnés de foot
Eunice Boué, directrice générale du Salon du livre de Toronto et footballeuse toujours active, avait réuni un panel d’experts et de passionnés du ballon rond.
Jean-Pierre Boué (aucun lien de parenté avec Eunice), fondateur à Toronto de Franco Foot, ancien joueur au Racing de Paris et organisateur chevronné aux Jeux de la Francophonie, témoigne de plusieurs «grands moments» de ce sport.

Ces émotions fortes touchent aussi Olivier de Bregeas, cofondateur du Fan Club du PSG à Toronto, qui anime les rassemblements multiculturels autour du club depuis quelques années.
Il profite d’ailleurs de l’occasion pour rappeler que le PSG a remporté la Ligue des champions en 2025.
Fan de l’équipe de France des années 80, il aborde l’angle sport-lecture (Salon du livre oblige) via le journal L’Équipe et les livres d’histoire de clubs.

Souvenirs de football
Louis-Philippe Dalembert, auteur d’une vingtaine d’œuvres (romans, poésie), lauréat du Prix Goncourt de la poésie 2024, évoque la place du football dans ses écrits, comme dans Milwaukee Blues (2021), et le défi de coucher sur papier les émotions suscitées par le ballon rond.



