«Pour guérir notre monde, il nous faut partager les histoires qui ne l’ont pas encore été.» Voilà pourquoi le jeune romancier Kai Thomas a écrit Les Voix fugitives, un ouvrage sur les relations entre Noirs et Autochtones dans la région des Grands Lacs.
Kai Thomas est né et a grandi à Ottawa dans une famille originaire de Trinité-et-Tobago et de Grande-Bretagne. Les Voix fugitives est son premier roman. La version originale en anglais lui a valu des éloges du New York Times et du Globe and Mail. Elle s’est classée parmi les finalistes des Prix littéraires du Gouverneur général en 2023.
Une lacune à combler
Le romancier a lu de nombreux récits sur les relations entre Noirs et Blancs, entre Autochtones et Blancs, entre d’autres personnes de couleurs et Blancs, mais ne peut citer d’ouvrages explorant en profondeur les relations entre Noirs et Autochtones. Les Voix fugitives vise à combler cette lacune.
D’après l’expérience personnelle de l’auteur, il y a de nombreux exemples de liens et d’alliances politiques entre les communautés noires et autochtones. D’où l’importance d’intégrer de manière significative cette réalité historique dans son roman.
L’histoire se déroule en 1859 à Dunmore, dans le Sud-Ouest de l’Ontario, près du lac Érié. Ce village fictif a été fondé par des réfugiés noirs qui ont fui les États-Unis par le chemin de fer clandestin (Underground Railroad).


