Les prochains mois seront chargés pour le ministre de la Culture et de l’Identité canadiennes responsable des Langues officielles, Marc Miller. En entrevue avec Francopresse, il revient sur plusieurs dossiers importants pour la francophonie.
Ancien ministre sous Justin Trudeau, Marc Miller a fait son retour au Cabinet en décembre. Dans les mois à venir, il devra entre autres gérer la suite du travail pour appliquer la Loi sur les langues officielles modifiée en juin 2023, les discussions à propos des médias et des plateformes avec les États-Unis et le bilinguisme au sein des institutions fédérales.
La première ministre de l’Alberta Danielle Smith a demandé au premier ministre Mark Carney de réduire l’exigence de bilinguisme dans la nomination des juges à la Cour suprême. Elle affirme que «la décision d’imposer le bilinguisme fonctionnel comme exigence pour les juges de la Cour suprême renforce davantage les obstacles systémiques et l’aliénation des Canadiens de l’Ouest». Quelle est votre réaction?
Marc Miller : Elle a droit à son opinion. Pour moi, c’est une fin de non-recevoir. Le défi qu’on a avec les nominations à la Cour suprême, c’est toujours avec la qualité du français. Ce n’est pas l’anglais qui manque aux juges, même les juges qui viennent du Québec.
Donc, honnêtement, on peut parler d’équité, mais les deux langues ne sont pas à un niveau d’égalité dans notre pays, et c’est la raison pour laquelle on a refondu la Loi sur les langues officielles. Mais surtout, quand on parle de la plus haute instance judiciaire de notre pays, je pense que les juges doivent être bilingues.
Puis force est de constater, juste en écoutant certains juges, que le français «fonctionnels», c’est assez flou parfois. Donc, je pense qu’en Alberta, on peut trouver quelqu’un qui parle français, puis l’anglais. Je ne pense pas que c’est très difficile, surtout pour la plus haute instance du pays.


