Il y a peu de milieux aussi cruels et toxiques que l’édition. Voilà ce que semble vouloir illustrer Piergiorgio Pulixi en signant Si les chats pouvaient parler, un ouvrage où la mort d’un auteur de romans policiers ne laisse personne indifférent, y compris deux mascottes félines.
Pulixi nous fait d’abord connaître Marzio Montecristo, propriétaire très malcommode de la librairie Les Chats Noirs, située en Sardaigne. Nous découvrons aussi l’énigmatique Aristide Galeazzo, célèbre auteur italien de romans policiers.
Polar en croisière
Galeazzo a accepté d’écrire le dernier chapitre de son nouveau roman à bord du bateau de croisière Mise en abyme, qui fait le tour de la Sardaigne en guise de campagne de marketing.
Dès le premier jour, le romancier annonce aux croisiéristes et journalistes qu’il entend signer l’arrêt de mort de son très populaire inspecteur Brizzi.
«Brizzi va mourir, et tous ces gens qui se nourrissent de son succès comme des sangsues vont devoir trouver d’autres sources de revenus. J’en ai assez qu’on se moque de moi.»


