3 peintres francophones à connaître

musée
Découvrez les peintres francophones qu'il faut connaître! (Photo : Geert Veneklaas, Flickr).
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«Il faut que la peinture serve à autre chose qu’à la peinture», disait Henri Matisse, célèbre peintre français. l-express.ca vous fait découvrir 3 peintres francophones qui ont marqué le 20e siècle par leurs combats politiques, leurs revendications esthétiques ou leurs pas de côtés.

1 – René Magritte

René Magritte naît en 1898 à Lessines en Belgique et sera l’un des plus grands artistes belges du 20e siècle. Il aura une enfance difficile marquée par le suicide de sa mère en 1912 et des échecs scolaires.

Le futur grand peintre rejoint l’Académie des beaux-arts de Bruxelles en tant qu’auditeur libre. Plus tard, il intègre un groupe surréaliste en juin 1926 puis partira tenter sa chance à Paris.

Entre 1928 et 1929, il peint son oeuvre la plus célèbre: la Trahison des images. Ce tableau représente une pipe avec l’inscription «Ceci n’est pas une pipe». Derrière la fausse simplicité de l’oeuvre, il questionne le rapport entre le réel et ses représentations.

pipe magritte
Le plus célèbre tableau de Magritte. Photo : Steven Zucker, Flickr

La crise économique de 1929 et son désaccord avec les surréalistes parisiens l’obligent à retourner en Belgique. Il met sa carrière entre parenthèses et trouve un emploi en temps que publicitaire. La force des images de Magritte tient à son passage par la publicité.

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C’est vers la fin de sa vie que Magritte devient réellement célèbre. Il peint notamment Le fils de l’homme, sorte d’autoportrait dans lequel une pomme lui cache le visage. Il meurt d’un cancer à l’âge de 68 ans.

Avec son costume trois pièces et son chapeau melon, Magritte a un style qui lui est propre. On peut le définir comme un peintre philosophe. Il veut mettre l’image au rang des mots et ainsi, montrer qu’il est capable d’exprimer des idées de la même teneur que les philosophes. 

2 – Alfred Pellan

Alfred Pellan naît à Québec en 1906. Après avoir gribouillé ses cahiers d’écolier, il fait ses armes à l’École des beaux-arts de Québec. Il obtient de nombreux prix et vend sa première toile au Musée des beaux-arts du Canada à l’âge de 17 ans. Il obtient une bourse qui lui permet de partir pour Paris.

Là-bas, il va côtoyer les grands peintres du 20e siècle: Matisse, Picasso, Dalí… Dans les années 1930, il remet en question sa formation académique et se laisse influencer par le cubisme et le surréalisme. Le début de la Seconde Guerre mondiale en Europe sonne son retour au Canada.

Musée national des beaux-arts du Québec
Alfred Pellan, Graffiti (1973), 39.25 x 33.5, sérigraphie 3-10

Il revient avec une centaine de tableaux qu’on avait jamais vu au Québec. L’ensemble de la communauté a été ébahie. Cependant, elles sont encore trop avant-gardistes pour l’époque et ne trouvent donc pas preneur.

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L’un des grands combats du peintre francophone Alfred Pellan sera la lutte contre l’académisme. Cela le poussera à démissionner de son poste de professeur à l’École des beaux-arts de Montréal en 1952. Le surréalisme l’attire de plus en plus: ses oeuvres deviennent plus complexes et composées de couleurs plus vives.

Alfred Pellan a eu une grande influence sur les mouvements artistiques québécois. Il décède en 1988 à Laval. En 2019, il était exposé à la galerie Thompson Landry du quartier de la Distillerie de Toronto.

Pellan
L’exposition colorée Le printemps Pellan à Toronto en 2019.

3 – Chéri Samba

Chéri Samba est né en 1956 en République démocratique du Congo. Avec ses tableaux politiques, il est l’un des artistes contemporains africains les plus connus. On peut notamment retrouver ses oeuvres au Centre Georges-Pompidou de Paris ou encore au MoMA de New-York.

Il s’installe à Kinshasa, la capitale de la RDC, à 16 ans et devient peintre d’enseignes publicitaires. En 1975, il ouvre son propre atelier. C’est à cette période qu’il devient illustrateur et qu’il s’essaye à l’art de la bande dessinée.

Plus tard, il mélangera ces deux influences et crée ce qu’il appelle: la peinture à bulle. Il peint de grandes toiles figuratives qui portent des inscriptions en anglais, en français et en lingala, dans lesquelles il n’hésite pas à mettre en scène des problématiques sociétales qui dérangent: les inégalités sociales, la corruption, le sida…  Ainsi, il profite de ses oeuvres pour critiquer les puissances étrangères, mais aussi les dirigeants du continent.

Avec son esthétique colorée et joyeuse, il rencontre assez vite un succès local et se qualifie lui-même d’«artiste populaire». Aujourd’hui, pour acquérir un des tableaux du peintre francophone, il faudrait débourser plus de 50 000 $.

chéri samba
Les oeuvres de Chéri Samba délivrent bien souvent un message politique. Photo : vfutscher, Flickr

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