Violence du corps de l’autre, le nouveau film du cinéaste québécois Denis Côté, a été présenté en première mondiale au Festival international du film de Toronto (TIFF) en septembre.
On y suit l’énigmatique Mira (magnétique Larissa Corriveau) qui arpente un Québec dystopique dans son vieux van. Dans ses interactions avec ses clients de tous genres, elle dispense une fin de vie digne grâce à une poudre mystérieuse fournie par son patron plutôt louche.
À cette occasion, nous avons rencontré le cinéaste et son interprète principale qui nous ont parlé de la genèse du film.

Violence du corps de l’autre est tourné en pellicule, c’est assez rare de nos jours. De plus vous avez fait le choix de rendre ça totalement évident, en laissant les poils en bord de cadre par exemple. Démarche artistique criée haut et fort?
Denis Côté – J’ai eu un luxe qui est arrivé un peu par accident dès mon film Curling en 2010, qu’on a pu tourner en 35 mm. En tout, j’ai fait trois longs-métrages en 35 mm. Et là, c’est le troisième en super 16 mm.
Je ne demande pas forcément à tourner en film. Mais on a découvert que, sur le plateau, l’équipe réagit assez fortement à ça. C’est comme une petite religion. On sait que c’est de plus en plus rare, respecté.








