Comme le 21 juin marque la Journée nationale des peuples autochtones, je vous présente le roman Kukum de Michel Jean, écrivain québécois d’origine innue. Ses personnages nous font vivre le drame de l’assimilation et de la sédentarisation forcée des Premières Nations au Canada.
Le titre Kukum signifie grand-mère dans la langue innue. Le livre raconte l’histoire d’Almanda, orpheline québécoise, et de Thomas, jeune homme innu. Ce roman a été au menu du comité de lecture de la résidence Place Saint-Laurent à Toronto ce mois-ci.
Le lac Pekuakami
L’action se déroule sur les rives du Pekuakami (le lac Saint-Jean). Les rivières, lacs et montagnes portent des vocables autochtones. À 15 ans, Almanda apprend non seulement la langue innue, mais également la culture et l’art de vivre en toute liberté de la communauté de son mari Thomas.
Kukum est officiellement classé comme un roman, bien qu’il s’apparente fortement à un récit biographique. Il est d’ailleurs écrit sur un ton très intimiste. Sous la plume de Michel Jean, on vibre autour du feu de camp ou dans la tente qui sent l’épinette.
Almanda apprend non seulement l’existence nomade et la langue innue, elle brise les barrières imposées aux femmes autochtones. Les hommes ne tardent pas à la respecter. Forte et éprise de liberté, Almanda souscrit aux valeurs ancestrales des Innus.


