Valérie Maltais vise le Conseil municipal de Toronto

Rare candidate francophone, dans East York et les Beaches

Valérie Maltais

Valérie Maltais, candidate au Conseil municipale de Toronto dans East York et les Beaches, à la rencontre des citoyens.


30 juillet 2018 à 12h00

Le projet provincial de réduction du nombre d’élus municipaux à Toronto, de 47 à 25, bouleverse la campagne électorale en vue des élections du 22 octobre, mais dans East-York et les Beaches, Valérie Maltais a décidé de maintenir sa candidature et de poursuivre sa campagne auprès, non plus de 56 000, mais désormais de 110 000 résidents.

Novice politique

L’une de seules candidates francophones au Conseil municipal de Toronto, à notre connaissance, cette native de Timmins qui habite Toronto depuis 2001 (entrecoupé de séjours à Sudbury et en Arizona) se présente pour la première fois en politique.

Environnementaliste à l’emploi du secteur minier ayant eu à travailler avec le monde politique, Valérie Maltais a 35 ans et est mariée à un ingénieur originaire de Terre-Neuve. «C’est pendant cette carrière que j’ai pu comprendre le monde politique», explique-t-elle en entrevue à L’Express.

«J’ai beaucoup travaillé avec les gouvernements canadiens et américains, ce qui m’a permis de me forger un réseau ainsi que de comprendre les systèmes politiques, et de voir qu’ils n’étaient pas parfaits.»

«J’ai décidé de me lancer dans cette élection après une réunion publique de la conseillère locale, Mary-Margaret McMahon», raconte Valérie Maltais. «La conseillère a fait part de son intention de ne pas se représenter, qu’il était important de laisser la place à d’autres, pour avoir une diversité d’âges et d’opinions. C’est cela qui m’a fait me décider.»

Valérie Maltais
La candidate torontoise Valérie Maltais en vue des élections municipales du 22 octobre.

Francophones

«Je pense que c’est important que les francophones soient représentés», explique-t-elle. «J’entends souvent les gens parler français dans la rue, mais il faut une meilleure représentation de la communauté et ça passe par le Conseil municipal.»

Elle dit qu’elle en a encore beaucoup à apprendre sur la communauté francophone de Toronto.

«La campagne reste assez difficile», témoignait déjà Valérie Maltais avant l’annonce de vendredi. «C’est compliqué pour quelqu’un comme moi, qui n’est pas connue, de se lancer en politique. Surtout que nous sommes huit candidats dans cette circonscription. Mais j’ai une équipe de bénévoles qui grandit au fil du temps. Les événements que nous organisons attirent du monde. Nous faisons également du porte-à-porte, ce qui marche assez bien.»

Une volonté de changement

C’est grâce à son expérience dans le secteur privé et ses relations avec les gouvernements et les politiciens que Valérie Maltais arrive à porter un regard critique sur le fonctionnement du système.

«Ce que je remarque, c’est une certaine lenteur dans la mise en place de projets, une certaine inefficacité administrative», explique la candidate. «J’aimerais mettre mon expérience dans les domaines du dialogue, de la médiation et de la négociation au service de la communauté et de la ville, pour faire accélérer les choses.»

«Il y a encore beaucoup de travail à faire à Toronto. Je pense notamment au problème des sans-abri. Il est important que tout le monde puisse avoir un logement décent et sûr pour vivre. Je veux aider à améliorer tout cela.»

Valérie Maltais
Valérie Maltais lors d’une activité de promotion du don d’organes.

Hors des partis

Valérie Maltais veut également vivre son aventure politique hors des partis. «Je pense que c’est important, au niveau municipal, de ne pas être affilié à un parti. Cela évite d’avoir une vision trop court-termiste», explique-t-elle. Elle refuse même d’appuyer un candidat ou une autre à la mairie.

«Ne pas avoir de parti, c’est se doter d’une vision à long terme pour la ville, car Toronto a un grand rôle à jouer dans les programmes en faveur de l’environnement, des transports en commun, des petites entreprises et de l’inclusion.»

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