Une université libre de la «résistance franco-ontarienne» prend son envol dans le Nord

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L’Université libre du Nouvel-Ontario – une université fictive qui se veut un symbole de «résistance» aux récentes coupes dans plusieurs programmes francophones de l’Université Laurentienne à Sudbury – a été lancée ce 4 mai par un collectif d’artistes, d’intellectuels et d’activistes, avec l’appui de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO).

«Libre de penser, de créer et d’agir, et libre de tout impératif mercantile, l’Université libre du Nouvel-Ontario revendique le projet de faire naître au Nouvel-Ontario une institution universitaire de langue française», a affirmé le professeur d’histoire Serge Miville, qui porte le titre de «vice-recteur à la résistance» de cette initiative unique.

Serge Miville

L’Université libre veut sensibiliser la population

Les résistants veulent «incarner la mission fondamentale de l’université en français et sensibiliser la population francophone et ses alliés sur l’importance et la fonction sociale de cette institution en milieu francophone minoritaire».

«Elle n’est peut-être pas une vraie université», explique Serge Miville, mais elle montre la voie vers la création en bonne et due forme d’une université de langue française dans le Nouvel-Ontario.»

ULNO Université libre du Nouvel-Ontario
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Indignation en Ontario français

Le projet de l’ULNO est né de l’indignation des universitaires, artistes et intervenants communautaires de la francophonie suite à la désorganisation de l’éducation universitaire francophone dans le Nord de l’Ontario en raison des difficultés financières de l’Université Laurentienne (bilingue).

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L’Université de Sudbury voisine, bilingue elle aussi, veut maintenant récupérer des programmes de la Laurentienne pour devenir 100% francophone comme à ses tous débuts de collège jésuite.

«L’Université libre appartient à l’ensemble de la société franco-ontarienne et à ses alliés», indique l’AFO.

Au cours des prochains mois, l’ULNO promet d’organiser «des cours en ligne ouverts à tous dans une variété de disciplines». Elle offrira aussi «une programmation culturelle qui laissera la parole aux artistes de chez nous».

Études autochtones Université de Sudbury Laurentienne
L’Université de Sudbury et ses drapeaux franco-ontarien, canadien et de la nation anichinabée. Photo: Facebook

Un colloque à la fin de juin

Un temps fort de l’Université libre du Nouvel-Ontario est prévu les 23, 24 et 25 juin prochains avec la tenue du colloque Franco-Parole III, «auquel plusieurs grands penseurs de la francophonie canadienne et du Québec ont déjà confirmé leur présence».

Ce sera «un moment privilégié de réflexion et de revendication».

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«L’institution universitaire est en crise», explique Michel Bock, «vice-recteur à la vivacité de l’esprit et à l’activité intellectuelle» de l’ULNO, «et il faut saisir l’occasion pour projeter l’Ontario français dans l’avenir que nous souhaitons pour lui.»

ULNO Université libre
Le journal Le Voyageur est au coeur des débats sur l’avenir de l’université francophone dans le Nord de l’Ontario.

«En attendant la vraie université francophone, en voici une fausse», a titré le journal Le Voyageur de Sudbury. En mars, il avait titré que la Laurentienne «ne rêvait pas en français».

Les administrateurs de l’ULNO invitent les médias et les personnes intéressées à s’abonner à leurs médias sociaux Twitter et Facebook pour rester à l’affût des développements et pour connaître le calendrier des activités.

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