Un Montréalais utilise une image de son passeport pour entrer aux États-Unis

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à 20h24 HNE, le 3 janvier 2012.

MONTRÉAL – Si les douaniers américains n’ont pas toujours bonne réputation, un Montréalais a appris qu’ils pouvaient parfois être conciliants. Martin Reisch affirme qu’un douanier américain l’a laissé franchir le 49e parallèle après n’avoir présenté qu’une copie numérisée de son passeport sur une tablette électronique.

Le Montréalais affirme qu’il se trouvait à environ une demi-heure de route de la frontière du Vermont, la semaine dernière, lorsqu’il a réalisé qu’il avait oublié son passeport à la maison.

Il s’est alors rappelé qu’il possédait une version numérisée de son passeport sur son iPad.

«Je me suis dit que j’allais essayer et qu’au pire, je rentrerais chez moi», a-t-il dit mardi.

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M. Reisch a raconté que l’agent frontalier semblait quelque peu ennuyé en acceptant le iPad qu’il lui tendait. Mais le douanier a tout de même vérifié son identité, puis lui a laissé la voie libre sans oublier de lui souhaiter de Joyeuses Fêtes.

«Il a été très gentil», a dit M. Reisch. «Je pense que ça s’explique par le fait que c’était la période des Fêtes et que je semblais être une assez bonne personne.»

Le département américain responsable de la protection des frontières indique aux voyageurs canadiens qu’il accepte différents documents pour entrer aux États-Unis par voie terrestre, dont un passeport, un permis de conduire bonifié ou une carte Nexus pour voyageurs fréquents. Toutefois, la liste ne fait aucune allusion au sujet des fac-similés, comme les photocopies ou les copies numérisées.

Un porte-parole du département n’a pas immédiatement précisé si ses employés acceptaient de façon régulière des copies numérisées de passeports.

Selon Heather Nicol, une experte en sécurité frontalière de l’université de Trent, l’expérience de M. Reisch est une parmi de nombreuses exceptions que l’on retrouve aux frontières américaines.

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«Cela suggère que le processus de standardisation est un peu un comme un jeu de hasard. On nous dit que ce n’est pas une question d’individu, mais de données. Mais parfois, l’expérience est individuelle.»

Selon elle, la personnalité et l’expérience de l’agent aux douanes, ainsi que l’état du trafic, peuvent jouer un rôle.

«C’est inhabituel, mais ce n’est pas du jamais vu.»

De son côté, le député néo-démocrate Brian Masse, qui représente la ville frontalière de Windsor, affirme n’avoir jamais entendu parler d’un cas comme celui-ci en dix ans d’expérience sur les questions frontalières.

M. Masse a observé qu’il est intéressant de voir que M. Reisch a réussi à traverser la frontière avec tant de facilité alors que plusieurs Canadiens font face à des embauches en ayant recours à des systèmes comme Nexus.

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«Je crois que cet homme a juste été chanceux», a-t-il lancé.

Martin Reisch a ajouté qu’il a également utilisé son iPad avec succès pour rentrer au bercail après avoir passé la journée au Vermont avec des amis.

Une porte-parole de la US Customs and Border Protection Agency a expliqué mercredi que l’agence n’accepte pas les versions numérisées ou numériques du passeport. Jenny Burke a précisé que l’agent frontalier a autorisé M. Reisch à entrer en territoire américain après avoir vérifié son identité grâce au permis de conduire et au certificat de naissance qu’il a présentés.

Mme Burke a aussi expliqué que les voyageurs canadiens peuvent encore entrer en sol américain par la terre ou la mer sans présenter nécessairement l’un des documents inclus dans la liste établie lorsque les lois ont été renforcées en 2009.

Elle a noté que les agents frontaliers peuvent utiliser d’autres formes d’identification pour autoriser la passage à un Canadien qui ne dispose pas d’un passeport, d’un permis de conduire bonifié ou d’une carte de voyageur fréquent Nexus.

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