Un même campus torontois pour l’Université franco-ontarienne et le Collège Boréal

Partagez
Tweetez
Envoyez

Publié 10/06/2016 par l-express.ca

D’ici 2020, le Collège Boréal et une nouvelle université franco-ontarienne devront unir leurs efforts pour ériger un campus principal à Toronto.

C’est la recommandation du Comité consultatif d’éducation postsecondaire en langue française dans le Centre et le Sud-Ouest de l’Ontario, qui planchait depuis deux ans sur les moyens de «renforcer l’éducation postsecondaire en français».

Le ministre des Collèges et universités, Reza Moridi, a autorisé la diffusion de son rapport ce vendredi 10 juin. Lundi, il a été muté à la Recherche, l’Innovation et les Sciences. C’est la vice-première ministre Deb Matthews qui hérite de l’Enseignement supérieur.

Présidé par une vice-présidente du Collège Boréal, Diane Dubois, le Comité recommande de «créer une université de langue française gérée par les francophones et offrant à la clientèle étudiante un milieu de vie en français», intitulant son rapport Le temps d’agir! pour enfoncer le clou.

Le Comité recommande aussi de «consolider le rôle joué par le Collège Boréal en élargissant de façon accélérée son offre de programmes dans le Centre-Sud-Ouest par l’établissement d’un campus permanent».

Publicité

On propose d’«ouvrir un nouveau campus à double vocation dans la région du Grand Toronto pour accueillir le siège principal de ces deux institutions, ce qui permettra de réaliser des économies par la mise en commun de plusieurs services et facilitera la création de passerelles pour les étudiants et étudiantes entre différents programmes collégiaux et universitaires».

La formation dispensée par l’établissement universitaire devra se distinguer par «une offre unique, qui s’appuie sur des modes de prestation innovants et flexibles, adaptés au contexte du territoire à desservir et aux exigences d’une clientèle aux besoins variés», lit-on dans le rapport. «D’abord installé dans la métropole financière et économique du pays, il pourrait se tailler une place unique et avantageuse pour répondre à des besoins dans des créneaux d’emploi ciblés.»

On sait que la tendance se maintient, d’ici une quinzaine d’années, Toronto et le Centre-Sud-Ouest de l’Ontario deviendra la région francophone la plus populeuse et la plus diversifiée de l’Ontario.

Conseil des gouverneurs

Le gouvernement provincial a aussi entre les mains une liste de 40 personnes intéressées à siéger à un éventuel conseil des gouverneurs transitoire pour la nouvelle université de langue française en Ontario.

Publicité

C’est le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO), la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) et l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) qui ont constitué cette liste suite à un appel de candidatures en avril dernier, et qui l’ont remise au gouvernement ce mercredi 8 juin.

Les trois organismes qui pilotent le projet d’université ont choisi de ne pas divulguer l’identité des 40 personnes retenues, expliquant seulement qu’elles sont «issues de toutes les régions de l’Ontario et représentent plusieurs expertises, dont la recherche et l’enseignement universitaire, l’administration et la gouvernance postsecondaire, le développement communautaire, l’éducation, les arts et la culture, l’immigration et les minorités raciales et ethnoculturelles, de même que la jeunesse et les étudiant.e.s».

Le conseil des gouverneurs envisagé ne comprendrait qu’une dizaine ou une quinzaine de ces 40 personnes suggérées. Le gouvernement pourrait aussi en nommer d’autres ne figurant pas sur la liste du mouvement associatif.

La demande officielle pour une université franco-ontarienne a été déposée en février 2015 à Queen’s Park. Selon l’AFO, le RÉFO et la FESFO, «la mobilisation ne fait que s’accroître en faveur de cette nouvelle institution qui se veut être un projet rassembleur donnant à notre communauté les moyens de pouvoir se construire, réfléchir, évoluer et s’épanouir en français au quotidien».

Mais «depuis les 17 derniers mois, le gouvernement est resté silencieux», déplorent-ils.

Publicité

«Comme l’a démontré notre appel de candidatures, de nombreux experts et expertes de tous les domaines sont intéressés et prêts à contribuer à l’avancement de ce grand projet de société. Il ne manque donc qu’un engagement ferme de la part de la province pour que nous puissions aller de l’avant», soutient Geneviève Borris, coprésidente du RÉFO.

«Il est temps que nos dirigeantes et dirigeants fassent avancer ce projet qui assurera la pérennité de nos communautés», renchérit Jérémie J. Spadafora, président de la FESFO.

* * *

Outre la présidente Diane Dubois, le Comité consultatif d’éducation postsecondaire en langue française dans le Centre et le Sud-Ouest de l’Ontario était composé de:
Gisèle Chrétien, présidente du conseil d’administration de TFO;
Stacy Churchill, un fondateur du Centre de recherches en éducation franco-ontarienne (CREFO) à l’Institut d’études pédagogiques de l’Ontario;
Geneviève Couillard, la directrice générale de la FESFO;
Annie Dell, qui vient de quitter la direction régionale du Réseau de développement économique et d’employabilité de l’Ontario;
Gyslaine Hunter-Perreault, l’ex-directrice de l’Éducation du Conseil scolaire Viamonde;
Maxim Jean-Louis, le président-directeur général de Contact Nord, le réseau d’éducation à distance de l’Ontario;
Jacques Kenny, directeur général de l’Entité de planification des services de santé en français Érié St. Clair/Sud-Ouest;
Claude Lajeunesse, d’Énergie atomique du Canada et de l’Association des industries aérospatiales du Canada, ancien recteur de l’Université Concordia de Montréal et de l’Université Ryerson de Toronto;
Geneviève Latour, ex-coprésidente du RÉFO; Jacques Naud, de la Première Financière du Savoir, anciennement de la Banque Nationale;
Wesley Romulus, expert-conseil qui a été vice-président du Collège Boréal à Toronto;
Denis Vaillancourt, le président de l’AFO.

* * *

Publicité

À lire aussi dans L’Express :

Une idée «dialogique» pour la future université franco-ontarienne

Le RÉFO renouvelle son appui «unanime» à l’université franco-ontarienne

Les programmes de Glendon sont devenus des «acquis»

Une petite centaine de manifestants à Queen’s Park pour une université

Publicité

Université franco-ontarienne: unanimité à Queen’s Park… mais pas à l’université

Jeunes et vieux (et entre les deux) pour une université franco-ontarienne

1300 inscriptions à «l’Université franco-ontarienne»

Université franco-ontarienne: «On est prêt»

Auteur

Partagez
Tweetez
Envoyez
Publicité

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur