Toulouse-Lautrec, un artiste dans la ville où il naissait il y a 150 ans

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Lorsque l’on revient d’Albi, la ville natale de Toulouse-Lautrec, on se demande, à juste titre, ce que l’on a le plus admiré, les œuvres de l’artiste dans le superbe musée qui lui est consacré, ou la ville même qui contient, entre autres richesses, ce musée, l’ancien palais des évêques.

C’est sans doute cet ensemble unique d’œuvres d’art picturales et architecturales qui donne à une telle visite son caractère unique.

Henri de Toulouse-Lautrec est donc né à Albi, ville du sud-ouest de la France, le 24 novembre 1864. Ses parents, cousins au premier degré, portent des titres d’ancienne noblesse, mais ne forment cependant qu’une famille provinciale aisée, dont les époux se séparent. C’est sa mère qui va s’occuper de ce fils.

Son enfance est heureuse, mais probablement du fait de la consanguinité de ses parents, il est atteint de pycnodysostose, une très rare maladie génétique caractérisée principalement par une petite taille et une fragilité osseuse. Henri ne dépassera pas 1,52 m, avec un tronc normal mais des jambes trop courtes.

Ayant obtenu son baccalauréat à Toulouse en 1881 et conscient des problèmes sociaux découlant de son état physique, il décide de consacrer sa vie à l’art.

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Encouragé par son oncle Charles, il avait déjà peint et dessine beaucoup. Il part pour Paris en1882 et étudie l’art auprès de plusieurs peintres.

Quelques années plus tard, il s’installe à Montmartre, alors «un lieu phare de la peinture», accueillant des artistes qui feront partie des relations de Toulouse-Lautrec, comme Degas, Signac, Van Gogh. Il fréquente les cabarets de Montmartre, dont le Moulin Rouge, le Moulin de la Galette et son préféré, le Mirliton d’Aristide Bruant, où il expose ses œuvres, qui décrivent souvent le milieu et ses personnages.

Admis dans les milieux littéraires et artistiques, considéré comme «l’âme de Montmartre», il participe à de nombreuses expositions, dont la célèbre exposition des «Vingt» (un cercle artistique d’avant-garde) à Bruxelles, en 1888. Mais rongé par l’alcool et la syphilis, il décède à 37 ans, le 9 septembre 1901.

Le musée d’Albi

L’activité artistique de Lautrec est vaste et diversifiée. Ses œuvres compteraient 737 tableaux, 275 aquarelles, 369 lithographies dont ses fameuses affiches et environ 5 000 dessins. C’est au musée d’Albi que l’on peut voir la collection la plus importante au monde des œuvres de cet artiste, dont ses 31 affiches.

Le cadre dans lequel elles sont présentées est unique, le Palais de la Berbie, un ouvrage construit à partir du XIIIe siècle par les riches évêques d’Albi. Véritable forteresse, le palais témoigne de la puissance passée de ceux-ci. Cette architecture médiévale, dotée de murs très hauts et épais, s’organise autour d’une cour d’honneur et d’un donjon.

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Le visiteur découvre d’abord les œuvres de jeunesse, chevaux, paysages de la propriété familiale, études d’atelier. Puis vient la section des portraits, père, mère, ami, filles, qui traduisent déjà sa «fascination pour l’éternel féminin», qui s’exprimera dans Les Maisons closes, si notables chez ce peintre: Au Salon de la rue des Moulins, 1894, Femme qui tire son bas, 1894, Au lit, 1894.

À l’étage supérieur, on découvre les affiches très connues, dont le rouge et le noir d’Aristide Bruant dans son cabaret, avec ce «lettrage qui occupe une si grande importance dans l’équilibre et l’efficacité du genre». La Nuit parisienne met en vedettes quelques figures du milieu, Jane Avril, La Goulue, La Loïe Fuller aux Folies-Bergères (la dame serpentine).

De ce parcours on retiendra les qualités de coloristes de l’artiste, «illustrées par la somptuosité des couleurs vibrantes, l’arabesque nerveuse et élégante de son trait», et une dimension humaine qui le place e dans son siècle.
Pour l’accompagner, le musée présente aussi des tableaux de ses amis, le Portrait de Toulouse-Lautrec à Villeneuve-sur-Yonne, chez les Natanson, 1898, ou un superbe Bonnard, Le Golfe de Saint-Tropez au couchant, 1937.

Albi

Si l’on va visiter le musée Toulouse-Lautrec, on gagne sur deux tableaux.

Il y a ce somptueux palais muséal, dont a admirera au passage les voûtes gothiques, le plafond à carène renversée de la Galerie d’Amboise, la salle palatiale aux pavements du XIIIe sicle, et il y a la ville ancienne, la riche cathédrale fortifiée Sainte-Cécile qui domine la ville, du haut des 78 mètres de son clocher-donjon, le bâtiment en brique le plus grand du monde, à l’intérieur impressionnant.

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Ces monuments s’inscrivent dans un ensemble classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 2010, comprenant la Cité épiscopale, ses quartiers préservés aux ruelles médiévales, le Pont-Vieux et les berges du Tarn.

Il est facile de se rendre à Albi par la route ou par le train qui part de la gare de Toulouse et flâne dan s la campagne, passant à Gaillac au vin de bonne renommée. Bref, une destination vacances agréable, touristique et même gastronomique.

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