La communauté algérienne a maintenant son association

association algérienne toronto

Les membres du conseil d'administration de l'AAGT: Sofian Fernandes, Lila Ourari, le président Housseyn Belaiouer, Souhila Benabadji, Hocine Boudhar, Fayza Abdallaoui.


20 juin 2018 à 10h20

Depuis ce lundi 18 juin, c’est officiel. La communauté algérienne a une association pour se rapprocher et évoluer ensemble. L’Association algérienne du Grand Toronto (AAGT) a vu le jour lors de sa première assemblée générale au Collège Boréal devant une cinquantaine de personnes.

Cette association est le fruit d’un projet de huit mois menés par Housseyn Belaiouer et six autres personnes, soucieuses de permettre à la communauté algérienne de Toronto de se rencontrer et de se développer.

Environ 900 familles

Quand il est arrivé à Toronto il y a onze mois après avoir passé huit années à Montréal, Housseyn Belaiouer s’est senti un peu perdu. «Je ne connaissais personne», raconte-t-il. «J’ai mis trois mois avant d’enfin rencontrer une personne algérienne.»

Toronto compte, selon les chiffres de l’ambassade d’Algérie à Ottawa, environ 900 familles algériennes. «Nous voulions combler ce manque de relations entre les Algériens de Toronto», précise Housseyn Belaiouer. «Notre objectif est de doter notre communauté d’un endroit où se membres pourraient se rassembler et échanger.»

Les fondateurs de l’association désirent notamment aider les Algériens et Algériennes dans le processus d’immigration, les aider à s’épanouir économiquement, ainsi que faire la promotion de la richesse culturelle de l’Algérie auprès de la population canadienne.

Association algérienne toronto
Housseyn Belaiouer explique à cette première assemblée générale comment s’organisera l’Association algérienne du Grand Toronto.

Inclusive

L’association se veut également la plus ouverte possible. «Notre association est ouverte à tous ceux qui se sentent Algériens ou qui partagent nos valeurs de diversité et d’ouverture», explique Housseyn Belaiouer. «Nous devons aller chercher les Algériens là où ils sont, et faire en sorte que la voix de chacun soit portée et entendue».

Et l’association veut tout faire pour que le plus possible d’Algériens rejoignent ses rangs, à commencer par la rendre la plus inclusive possible. «Nous voulons représenter la communauté algérienne dans sa plus grande diversité», développe Housseyn Belaiouer.

«C’est pour cela que nous communiquerons en quatre langues, soit en français et en anglais, qui sont les langues officielles du Canada, mais également en arabe et en kabyle, utilisées en Algérie».

«Dans les statuts, nous avons également précisé que n’importe qui, peu importe sa religion, son origine ethnique ou sociale, peut nous rejoindre, du moment que l’on adhère à nos valeurs et que l’on se sent Algérien.»

Association algérienne toronto
Ali Saidi, représentant de l’ambassade d’Algérie au Canada, a reconnu l’importance de cette nouvelle association pour la communauté algérienne locale.

Une volonté d’ouverture

Les membres fondateurs de l’AAGT sont d’accord sur l’idée que la communauté algérienne ne doit pas rester entre elle, et doit s’ouvrir sur le reste de la ville et de son monde associatif.

«Nous voulons faire partie à part entière de la vie associative et communautaire de Toronto», explique Housseyn Belaiouer. «C’est pour cela que nous allons faire en sorte que les liens entre la communauté algérienne et les autres qui composent la vie associative torontoise soient les plus solides possible.»

Et l’association a déjà conclut plusieurs partenariats avec des organismes influents à Toronto, dont le Collège Boréal, qui a prêté ses locaux pour la tenue de l’assemblée générale.

Plusieurs événements sont prévus. Le premier se tiendra ce samedi 23 juin à 14h: la projection, à la bibliothèque Palmerston, du film Né quelque part. Et le 6 juillet, l’association organisera une présentation sur l’Algérie au Centre francophone.

«Je suis confiant quant à l’avenir de l’association», conclut Housseyn Belaiouer. «Nous sommes une structure jeune, tout est ouvert, tout peut arriver!»

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