Décès du fondateur de la Toronto French School

Harry Giles

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William Henry «Harry» Giles
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William Henry «Harry» Giles, fondateur de la Toronto French School (TFS) avec son épouse Anna Por en 1962, est mort le 5 décembre dernier à l’âge de 91 ans.

Il a été l’un des pionniers de l’éducation bilingue au Canada, travaillant toute sa vie pour offrir la meilleure éducation possible aux jeunes.

Il est resté chef de l’établissement pendant 22 ans, entre 1962 et 1984.

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Harry Giles et Anna Por

La TFS veut former des citoyens

C’est dans leur maison du nord de Toronto que Harry Giles et son épouse Anna Por ont ouvert les premières salles de classe de TFS.

Le couple s’était rencontré à l’Université de Toronto. Il souhaitait éduquer leurs enfants en anglais et en français. Comme aucune école ne le proposait à l’époque, ils ont aménagé leur sous-sol et recruté Nicole Corbi, une enseignante de français venue de l’étranger.

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Gérard Poupée

D’autres élèves se sont rapidement joints à eux. Ils sont ainsi devenus la Toronto French School en 1962. En 1966, l’école privée a ouvert six classes.

«Harry Giles était un visionnaire» témoigne Gérard Poupée, professeur de la première heure à TFS.

«Il était convaincu de l’importance du bilinguisme pour former des citoyens canadiens éclairés et engagés. Pour cela, il est allé chercher les meilleurs professeurs – notamment en France, en Suisse et en Belgique – et il a développé des méthodes pédagogiques novatrices.»

Son travail a très vite été honoré. Il a notamment été nommé membre de l’Ordre du Canada en 1973.

La TFS reconnue par la France

Malgré le décès d’Anna Por quelques mois après la première remise de diplômes à TFS, M. Giles a persévéré et la TFS a pris de l’ampleur.

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En 1984, il a regroupé les différents sites de l’école à l’angle des avenues Lawrence Est et Bayview, l’actuel campus de Toronto de TFS. C’est au même moment qu’a été fait le choix de conserver l’annexe de Mississauga, ouverte en 1973, connue sous le nom de campus Ouest.

Toujours en 1984, et sur la base d’un dossier d’excellence en matière de programmes français, TFS a été officiellement homologuée par le ministère de l’Éducation nationale de France.

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Norman Gaudet

«M. Giles était à la pointe de la pédagogie sur les méthodes d’enseignement», témoigne ainsi Gérard Poupée.  L’école a d’ailleurs conservé cette homologation depuis.

«Peu de gens savent à quel point l’héritage de Harry Giles en faveur de l’éducation en langue française est exceptionnel», témoigne Norman Gaudet, l’actuel chef d’établissement de TFS.

«À l’époque, le pari de créer la première école privée de langue française à Toronto était audacieux. Celui-ci s’est rapidement transformé en succès qui n’a jamais été démenti depuis.»

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Harry Giles dans les années 1970.

Harry Giles a inspiré les promoteurs de l’immersion

Harry Giles a été un précurseur. Il a notamment introduit l’enseignement du russe pendant la Guerre froide. Ainsi que les Scottish O Levels, un niveau de qualification issu du système scolaire écossais, aujourd’hui disparu.

Il est aussi à l’origine du programme du diplôme du baccalauréat international à TFS, toujours intégré au programme de l’école à ce jour.

Au fil du temps, la Toronto French School est devenue un modèle d’éducation bilingue à travers le Canada. L’héritage de M. Giles perdure ainsi jusqu’à aujourd’hui.

«Grâce à Harry Giles, beaucoup de parents ont pris conscience de l’importance du bilinguisme dans l’éducation de leurs enfants», explique Gérard Poupée. «Son travail a été le catalyseur des mouvements en faveur de l’immersion qui a fait son chemin à Toronto et en Ontario.»

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Le campus principal de TFS aujourd’hui, sur Lawrence à l’angle de Bayview.

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