Tom Thomson et le Groupe des Sept au cœur d’une impressionnante exposition

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D’octobre 2011 à octobre 2012, la Grande-Bretagne, la Norvège et les Pays-Bas ont accueilli la plus impressionnante exposition jamais consacrée à Tom Thomson et le Groupe des Sept. C’est maintenant à notre tour de voir Le Canada en peinture. L’exposition prend l’affiche à la Collection McMichael (Kleinburg) du 3 novembre 2012 au 6 janvier 2013.

Organisée par le Musée des beaux-arts du Canada et la Dulwich Picture Gallery de Londres, avec le généreux appui de la Collection McMichael, du Musée des beaux-arts de l’Ontario et d’autres prêteurs institutionnels et privés, Le Canada en peinture: Tom Thomson et le Groupe des Sept comprend quelque 122 œuvres, dont 40 de Tom Thomson.

Le Groupe des Sept comprend J. E. H. MacDonald, Arthur Lismer, Frederick Varley, Frank Johnston et Franklin Carmichael, qui lient connaissance à une société torontoise de graphisme publicitaire. Les deux autres membres du Groupe seront A. Y. Jackson, de Montréal, et Lawren Harris, véritable leader du Groupe. Ils se rencontrent souvent à l’Arts and Letters Club de Toronto pour confronter leurs points de vue et discuter de leur art.

Des oeuvres marquantes

Selon Ian Dejardin, directeur de la Dulwich Picture Gallery et commissaire principal de l’exposition, «les membres du Groupe des Sept ont produit quelques-uns des paysages les plus puissants et les plus magnifiques du XXe siècle». À son avis, «Tom Thomson est le Van Gogh canadien».

Audacieuses et fortes, les œuvres en montre ont d’abord acquis leur notoriété non au Canada, mais à Londres, dans le cadre des expositions de l’Empire britannique à Wembley en 1924 et en 1925.

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Jusqu’à ce jour, malgré l’immense renom dont elles jouissaient au Canada, les peintures de Thomson et du Groupe des Sept étaient restées pratiquement inconnues à l’échelle internationale. La récente tournée en Grande-Bretagne, en Norvège et aux Pays-Bas a évidemment corrigé cela.

Avant et après la Première Guerre mondiale, les sept amis artistes de Thomson ont parcouru le Canada pour immortaliser des paysages et mettre au point des techniques leur permettant d’interpréter cette nature sauvage aux multiples facettes.

Briser l’austérité

Avant le Groupe des Sept (1920), l’establishment artistique croyait qu’il était impossible de peindre les paysages nordiques canadiens. On estimait qu’en raison de leur austérité et de leur âpreté, de tels paysages ne constituaient pas un sujet digne d’intérêt.

Une première exposition en 1920 suscite des réactions mitigées, mais au fil de la décennie, on reconnaît peu à peu les membres du groupe comme les pionniers d’une nouvelle école artistique canadienne.

Aujourd’hui, chaque élève connaît des chefs-d’œuvre comme Le pin de Thomson, probablement l’un des tableaux les plus fameux et les plus aimés au Canada.

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Le Canada en peinture propose une traversée d’est en ouest du Canada. Le parcours est délimité par deux grandes salles consacrées, d’une part, aux croquis et tableaux électrisants du parc Algonquin par Tom Thomson et, d’autre part, aux tableaux surnaturels de l’Arctique et des montagnes Rocheuses par Lawren Harris. Entre ces deux pôles, on pourra découvrir une sélection des meilleures œuvres de Thomson et du Groupe des Sept.

Une particularité de l’exposition sera la juxtaposition, lorsque cela est possible, du croquis initial avec la toile terminée.

Une salle sera exclusivement réservée à ces croquis saisissants, qui représentent l’une des plus remarquables contributions du Canada à l’art du XXe siècle.

Un catalogue richement illustré de 216 pages (40 $) accompagne l’exposition et décrit la quête collective de Tom Thomson et du Groupe des Sept pour représenter le Canada en peinture. Il retrace leurs débuts, les défis auxquels ils ont fait face et les formidables expéditions, souvent extrêmes, qu’ils ont entreprises à la recherche de nouveaux sujets.

L’ouvrage explore les divers aspects de la pratique du Groupe des Sept, examine la relation des artistes avec le Nord arctique et analyse l’art de Thomson à travers le prisme des théories scientifiques dominantes actuelles. On aborde aussi leurs liens avec l’art scandinave et l’expressionnisme européen, offrant une perspective européenne nouvelle sur le travail de nos célèbres artistes canadiens.

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