Si le lac Ontario, qui lèche la ville de Toronto, est connu pour la pratique de certains sports nautiques, comme le canot, le kayak, la planche volante ou la planche à rame, il l’est beaucoup moins s’agissant de surf. Et pourtant, ce sport se pratique bel et bien ici, porté par une communauté soudée qui a appris à lire les caprices du lac Ontario et l’humeur du vent.
«Quand je suis venue m’installer ici, je pensais qu’on ne pouvait pas y surfer, et puis j’ai rencontré la communauté de surfeurs de Toronto et c’est devenu le paradis pour moi», se souvient Kelly Donovan, une sexagénaire originaire de la Nouvelle-Écosse et qui pratique le surf depuis plus d’une décennie.

Comme elle, hormis le cercle des initiés, ils sont peu nombreux à savoir qu’on peut surfer une bonne partie de l’année à Toronto, car il y a là quelque chose de presque contre-intuitif.
«Durant des années après son installation à Toronto, notre père, Larry Cavero, a cru qu’il ne pouvait faire dans cette ville que du skate ou du snowboard. Puis, lors d’une tempête automnale, il a aperçu des vagues impressionnantes», se rappelle Keana Cavero, pour qui le surf est d’abord une histoire de famille.
«Alors, avec de nouveaux amis, ils ont formé une communauté. Nous avons progressivement découvert non seulement que les Grands Lacs sont surfables, mais aussi comment les surfer», ajoute-t-elle.






