S’attaquer aux anglicismes, c’est le fun!

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Nous faisons des anglicismes à longueur de journée, souvent inconsciemment, mais aussi parfois pour avoir l’air cool.

On peut même en faire des jeux de mots, comme «le temps c’est de l’essence», déformation de time is of the essence, qui veut réellement dire: ça urge!

Emprunts à l’anglais

Beaucoup d’anglicismes sont simplement des fautes d’orthographe plutôt que des emprunts directs à l’anglais:

Aluminum au lieu d’aluminium, bulldog au lieu de bouledogue, dance au lieu de danse, défence au lieu de défense, lunatic au lieu de lunatique, pic-nic au lieu de pique-nique, taboo au lieu de tabou

fille dictionnaire anglais anglicismes
Lecture édifiante. Photo: Pixabay

Anglicismes syntaxiques

Les emprunts directs sont plus controversés. En Europe, on adopte plus facilement les mots anglais (par oubli ou par snobisme), alors qu’au Canada, c’est la syntaxe anglophone qui déteint sur la nôtre, comme dans «la femme que je couche avec» ou «la compagnie que je travaille pour».

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Les savants parleront ici d’anglicismes syntaxiques. Ils dressent aussi des listes d’anglicismes sémantiques (les faux amis comme l’éditeur qui n’est pas the editor), morphologiques (céduler qui vient de schedule), phraséologiques (faire du sens venant de make sense), etc.

Mots anglais qui s’incrustent

Certains termes anglais entrés dans notre langue et notre culture sont aujourd’hui impossible à déloger:

Un best of ou un top-10: il faut dire une liste des meilleurs de, mais qui dit ça?

Cool ou son contraire loser: ça fait ringard de dire chic. D’ailleurs, ça fait aussi ringard de dire ringard. Perdant au lieu de loser, ça perd de sa force… mais au moins ce n’est pas quétaine, notre merveilleuse alternative pour kitch ou démodé.

Dans le même ordre d’idées, vintage est quand même plus poétique que d’époque.

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En journalisme, un scoop reste très recherché, plus sensationnel qu’une primeur ou une exclusivité. Par contre, on devrait remplacer deadline par date limite ou dernier délai ou date butoir.

Académie française
L’Institut de France à Paris, où siège l’Académie française, garante de la pureté de la langue.

Anglicismes détestables

Parmi les anglicismes les plus détestables – parce que des mots français parfaitement appropriés existent depuis longtemps – mentionnons:

Sponsor (commanditaire), dealer et trader (trafiquant ou courtier), en live (en direct ou sur scène), fan (admirateur… ou ventilateur!), un ou une team (une équipe), cash ou du cash (comptant ou de l’argent), un listing (une liste), borderline (limite), challenge (défi), pitch (présentation), dress code (tenue), best-seller (succès de ventes en librairie), coach (entraîneur, formateur, mentor), le casting (la distribution) ou caster, le verbe (distribuer? affecter?)…

Vertes imaginatifs

Car ça se complique du côté des verbes:

Customiser (personnaliser), overbooker ou le franglais surbooker (dépasser ses limites ou déborder), booster (augmenter, renforcer, stimuler), dispatcher (affecter), flusher (purger), focusser ou targetter (cibler, focaliser, mettre l’accent sur)…

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Néologisme à succès

Quelques néologismes font leur chemin pour remplacer ces mots anglais qui nous écorchent les oreilles: c’est le cas de divulgâcheur contre spolier.

Notre plus grand succès, du moins au Canada, reste d’avoir réussi à imposer courriel à la place de email ou mail.

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