Des médecins et des réfugiés ont protesté sur la Colline du Parlement, le 14 avril, contre les coupes du Programme fédéral de santé intérimaire, qui forcent les réfugiés à payer une part de certains soins et médicaments. Une mesure qui, selon les médecins, place des familles devant des choix difficiles et qui coûtera plus cher aux Canadiens.
«Nous ne voulons pas d’un système de santé à l’américaine!», lance d’emblée Parisa Rezaiefar, médecin généraliste. Cette ancienne demandeuse d’asile a crié sa colère et celle de près d’une centaine de personnes rassemblées autour de la Flamme du Centenaire, sur la Colline du Parlement, à Ottawa, le 14 avril.

Fin janvier, le gouvernement libéral a réduit de 15% le budget du Programme fédéral de santé intérimaire (PFSI), contraignant ainsi les demandeurs d’asile et les réfugiés à payer leur part des frais pour des services de santé tels que les médicaments, le soutien en santé mentale et les soins de la vue.
Une dépense supplémentaire pour des familles précaires qui n’en ont pas les moyens, soutiennent les médecins présents sur la Colline pour manifester contre cette mesure, qui entrera en vigueur le 1er mai 2026.
Soigner ou nourrir sa famille
Les médecins et organisations qui luttent pour les droits des réfugiés demandent au gouvernement de rétropédaler, car les effets seront «irréversibles» sur les réfugiés et leurs familles.







