Roman québécois et guide montréalais

Claire Boulé

Claire Boulé, Le bruit sourd des glaces, roman, Ottawa, Éditions David, coll. Voix narratives, 2018, 376 pages, 25,95 $.


19 août 2018 à 9h00

L’écrivaine Claire Boulé a grandi à Québec, près du fleuve. Elle sait qu’il peut y avoir «beaucoup d’eau dans nos mémoires». Les marées bousculent parfois le cours des événements et des souvenirs; c’est ce qui arrive dans son tout dernier roman, Le bruit sourd des glaces.

«Brillant comme une lame d’acier», le fleuve tranche des morceaux de vie; il est «une entaille qui nous divise». Dès lors, la mission de Claire Boulé s’impose. «Avant que les repères s’évanouissent, il faut mettre des mots sur ce qui va disparaître, apposer du noir sur le blanc pour ne pas qu’il oblitère tout.»

Ancien felquiste

Les trois principaux personnages du roman sont Monique, Claudie et Allan. Les deux premières enseignent à Québec, le troisième est un ancien militant felquiste, «un beau gars doué pour la volupté», qui a la manie de s’éloigner de ses conquêtes «à la vitesse du courant».

Allan est guitariste et membre d’un groupe qui joue dans divers festivals, dont celui de Saint-Tite. À travers lui, on revit des pans de la Crise d’Octobre et du McGill français, tout en baignant dans le monde du rock, que ce soit avec des échos à Pink Floyd, Harmonium et Offenbach ou avec des airs d’Elvis Presley.

Lecture exigeante

À la musique s’ajoutent les arts visuels, car Monique, qui est la narratrice, aime dessiner et tomber sous le charme d’Emily Carr, de son «bleu tourbillonnant qui créait cet effet de vibration et d’apesanteur…».

Le bleu apparaît alors dans les dessins de la narratrice, «comme si le lac avait décidé de parler plus fort…» Puis le violet se pointe pour transformer le halo saignant du soleil en un feu sombre.

La lecture du Bruit sourd des glaces est exigeante. Il faut être persévérant pour arriver à ramer sur tous les cours d’eau qui traversent ce récit à la fois recherché et alambiqué. L’auteure s’arrête souvent pour interroger un lac, un nuage ou un rocher.

Ulysse
Collectif, Escale à Montréal, Guides Ulysse, Montréal, 2018, 208 pages, 15 cartes, 14,95 $.

Escale à Montréal

Qui veut célébrer le jazz, le cinéma, l’humour ou la chanson se dirige naturellement vers Montréal, ville à la fois «fuyante et mystérieuse» où la magie s’opère. Pour vous aider à (re)découvrir la métropole québécoise, les Guides Ulysse vous offre Escale à Montréal.

La ville regorge d’images emblématiques: croix du Mont-Royal, Oratoire Saint-Joseph, Biosphère, Stade olympique.

Des joyaux architecturaux méritent quelques arrêts, notamment la gare Windsor, le meilleur exemple montréalais du style néoroman, et l’édifice Ernest-Cormier, premier exemple de l’Art déco au Canada.

Côté cuisine, on déguste le smoke meat chez Schwartz’s Delicatessen et les fameux bagels chez St-Viateur Bagel Shop. Pour la cuisine traditionnelle québécoise, on se pointe à la Binerie Mont-Royal (qui a servi de toile de fond au roman Le Matou d’Yves Beauchemin).

Pour le touriste averti

Le touriste averti trouvera le parfait cadeau ou souvenir au Marché Bonsecours (artisanat), à la boutique-librairie du Musée des beaux-arts, dans les galeries et boutiques de la rue Saint-Paul, voire dans les friperies de l’avenue Mont-Royal.

Escale à Montréal est utile à toute personne qui désire avoir sous la main, en un seul ouvrage, ce que la ville a de mieux à offrir pour faciliter l’organisation d’une escapade de quelques heures, d’une journée ou d’un long week-end.

Le guide dresse un calendrier d’événements pour tous les mois de l’année sauf novembre, mois où se tient pourtant le renommé Salon du livre de Montréal…

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