Roman policier étrange et dérangeant de James Patterson

James Patterson, 18e rapt
James Patterson (avec Maxime Paetro), 18e rapt, roman traduit de l’anglais par Nicolas Thiberville, Paris, Éditions JC Lattès, coll. Le Women’s Murder Club, 2021, 304 pages, 32,95 $.
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James Patterson est connu pour sa longue série de romans policiers dans la collection The Women’s Murder Club. Le tout dernier s’intitule 18e rapt et met de nouveau en scène le sergent Lindsay Boxer, enquêtrice en chef cette fois-ci dans une affaire de viols, tortures et pendaisons.

Narratrice d’un étrange thriller, Boxer travaille pour le San Francisco Police Department (SFPD) et son mari est employé du FBI.

Je dis « étrange » car un des principaux personnages est un ancien militaire serbe rompu à l’organisation de massacres. L’auteur l’appelle Slobodan Petrović, soit le même nom que l’ancien vice-premier ministre de la République du Kosovo (2011-2014). J’avoue que cela m’a étonné, voire dérangé.

Roman complexe

La structure du roman de James Patterson demeure assez complexe. Le tout commence par un prologue dont l’action se passe à la Cour pénale internationale de La Haye. Slobodan Petrović y subit un procès très médiatisé.

Puis on est ramené à cinq ans plus tôt… Au moment où trois enseignantes disparaissent sans laisser de traces après un dîner dans un restaurant de San Francisco.

Quelques jours plus tard, le cadavre d’une des trois femmes est retrouvé pendu dans la salle de bains d’un hôtel de passe. La pression médiatique est forte autour de cette affaire. Le sergent Lindsay Boxer va de surprise en surprise… Jusqu’au bout de l’horreur.

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Enquêtes croisées

Boxer se démène pour résoudre une enquête cauchemardesque. Son mari et employé du FBI rencontre une Bosniaque qui affirme avoir croisé, à San Francisco, un criminel de guerre serbe déclaré mort depuis des années. Peu après, elle disparaît à son tour.

Sans vendre la mèche, je peux vous dire que l’enquête du SFPD et celle du FBI vont se croiser et épicer le récit. Trouver le ou les coupables n’est pas une mince affaire, c’est comme « harponner une baleine avec une fourchette en plastique ».

James Patterson écrit que « le cerveau a tendance à combler les vides de la mémoire en les remplissant de détails convaincants, modifiant ainsi légèrement les souvenirs à chaque nouvelle évocation ». Cela donne lieu à diverses pistes et théories. Cela fait du 18e rapt un roman qui se lit avec trépidation, un thriller où les flics ont le droit de mentir.

James Patterson met un chiffre dans chaque titre

Ce roman de James Patterson, publié aux Éditions JC Lattès, est le 18e dans la série Le Women’s Murder Club. Chaque titre inclut un chiffre en ordre croissant. Cela va de 1er à mourir (2003) jusqu’à 18e rapt (2021), en passant par Le 5e Ange de la mort (2007), La 11e et dernière heure (2013), 14e Péché mortel (2016), et ainsi de suite.

Le Women’s Murder Club réunit quatre amies, dont Lindsay Boxer. Elles discutent de l’enquête à deux ou trois moment de l’intrigue policière. Le point de vue de chaque femme donne au roman une intéressante introspection psychologique.

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