Bienvenue à l’île Sainte-Hélène pour une nouvelle aventure d’Aurel le consul. Pas dans le fleuve Saint-Laurent mais plutôt dans l’Atlantique Sud, où Napoléon est mort. C’est là que Jean-Christophe Rufin situe l’action de son roman intitulé La folie Sainte Hélène.
D’une superficie de 122 km2, Sainte-Hélène fait partie des territoires britanniques d’outre-mer et compte environ 4 250 habitants. Jamestown est la principale ville. Décrite comme «un étron chié par le diable au milieu de l’Atlantique», l’île attire historiens, chercheurs, collectionneurs, reconstitueurs et… cinglés.
Disparition
Dès le premier chapitre, la consternation règne car le consul honoraire qui administre l’enclave française de Longwood, où est mort Napoléon, a disparu. Hubert Bouize est introuvable. Le Quai d’Orsay y dépêche le consul Aurel Timescu, sans expliquer précisément ce qu’on attend de lui.
Aurel se dit qu’il doit tout simplement comprendre ce qui est arrivé. Disparition volontaire, accident, séquestration, suicide… rien n’est exclus. Il apprend vite que l’exil de Napoléon est très sérieux, que le souvenir français n’a rien à voir avec la mémoire anglaise.
On passe beaucoup de temps dans les appartements de l’empereur déchu. Ils ne sont ni très luxueux ni très misérables, ni très vastes ni très exigus, ni très réjouissants ni très sinistres. «Le supplice, ici, portait un nom sans gloire: c’était l’ennui, la médiocrité des lieux, la monotonie des jours et la morne constance du climat.»


