Chez les ados, une confrontation peut devenir un jeu, puis se transformer en une amitié. Mais ça ne s’arrête pas toujours là, comme le démontre Vanessa Bergeron dans son premier roman jeunesse intitulé Un été de soleil et de gravelle.
L’action se déroule sur huit semaines au Québec, dans le village fictif de Saint-Prosper-de-Harwood, et met en scène trois ados d’environ 15 ans. Peg est élevée par son père, Billy-Bob est attiré par les garçons, Jordan n’est jamais sorti de son manoir perdu au bout d’un rang.
À noter que, en raison de son diagnostic de douance ou de «haut potentiel intellectuel», Jordan a suivi un parcours académique alternatif en réclusion dans une somptueuse demeure et a déjà terminé son secondaire.
Privilégiés et défavorisés
Vanessa Bergeron nous plonge au cœur de deux milieux que tout oppose, celui des privilégiés et celui des défavorisés. Elle dépeint la confrontation de ces deux mondes et nous invite à comprendre les différences sociales et identitaires qui s’y rattachent.
Entre distribution de journaux le matin et service de poutines l’après-midi, Peg a un programme bien chargé pour l’été. Lors de sa ronde matinale, elle aperçoit Jordan derrière la fenêtre d’un impressionnant manoir. Elle décide d’écrire une lettre pour lui faire prendre conscience de ses privilèges.


