Rolling Stones et Hell’s Angels dans un polar français

La Disparue d’Altamont, de Jean-Alphonse Richard

Éditions de La Martinière
Jean-Alphonse Richard, La Disparue d’Altamont, roman, Paris, Éditions de La Martinière, 2018, 240 pages, 32,95 $
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Après Woodstock sur la côte est, Altamont sur la côte ouest. Le 6 décembre 1969, les Rolling Stones tiennent un concert sur le circuit de stock-car d’Altamont, en Californie. Les Hell’s Angels ont pour tâche de contrôler l’accès à la scène, ce qui donne lieu à des actes de violence, à quatre morts… et au roman La Disparue d’Altamont, de Jean-Alphonse Richard.

Moteurs et filles superbes

Le circuit stock-car d’Altamont est à deux heures de Los Angeles. En 1969, les Hell’s Angels de la Californie sont les anges-gardiens du rock’n’roll et les amis des stars. Cette «glorieuse épopée faite de bruits de moteurs et de filles superbes dans une Amérique peuplée de motels et de stations-service» est la toile de fond du premier roman de cet auteur français.

Tout commence par la découverte du cadavre d’un biker de 67 ans dans le no man’s land de Buena Park, juste au sud de Los Angeles. Cette mort, même brutale, n’aurait pas fait trois lignes dans les journaux si une photo vieille de cinquante ans (1969) n’eût été trouvée cachée dans un placard.

À 50 ans de distance

L’identification des trois personnes sur la photo donne lieu à autant de sous-intrigues et de chassés-croisés qui nous font nager dans «les morsures du mensonge et les affres de la culpabilité».

Au cœur de ce thriller figure une jeune femme qui a mystérieusement disparu après le festival d’Altamont, et qui a «déclenché cette sanglante épopée» que Jean-Alphonse Richard décrit tortueusement.

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L’enquêteur Don Martin est chargé de faire la lumière sur la mort du biker et ne tarde pas à remonter la filière jusqu’à 1969, soit cinquante ans plus tôt. Il est le genre à se réfugier dans le travail, «cocon protecteur qui permet d’oublier les obligations et les devoirs» familiaux.

Romance déréglée

L’auteur entremêle la vie privée de l’inspecteur et l’intrigue policière, ce qui lui permet de raconter une romance déréglée, «une suite d’espoirs déçus et de rancunes amères».

C’est après avoir dévoré coup sur coup des romans policiers danois, suédois, islandais et irlandais que j’ai lu ce polar français. Il se situe aussi en bas de la liste, côté style. Jean-Alphonse Richard parle aisément de visages amochés, de trognes querelleuses et de gros bras tatoués, mais réussit maladroitement à créer un véritable suspense.

Même quand le rythme finit par s’accélérer, on a tendance à lire en diagonale, voire à sauter des paragraphes ennuyeux. Pas très réussi.

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