Retour du Women’s Murder Club

James Patterson
James Patterson et Maxine Paetro, 15e affaire, roman traduit de l’anglais par Nicolas Thiberville, Paris, Éditions JC Lattès, 2017, 318 pages, 29,95 $.
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Publié 18/03/2018 par Paul-François Sylvestre

Les romans de James Patterson se sont vendus à plus de 325 millions d’exemplaires. Ses enquêtes du Women’s Murder Club constituent une série phare. La 15e affaire, coécrite par Maxine Paetro, mêle amour, espionnage et contre-espionnage dans un cocktail pour le moins explosif.

Le Women’s Murder Club réunit quatre amies: Lindsay (sergent), Cindy (journaliste), Claire (médecin légiste) et Yuki (avocate). La sergente Lindsay Boxer est la narratrice, et c’est elle qui mène une enquête sur un quadruple homicide survenu à l’Hôtel Four Seasons de San Francisco.

Le professeur-historien Michael Chan, un des hommes assassinés dans le luxueux hôtel, serait un espion de la Chine. Il avait rencontré sa maîtresse au Four Seasons juste avant d’être abattu.

Et voilà qu’un second Michael Chan, avec la même adresse californienne, figure parmi les 400 passagers victimes d’un écrasement d’avion sur le terrain de jeux d’une école de San Francisco.

Le FBI entre en scène et, en croisant le fer avec les agents fédéraux, Lindsay Boxer découvre que son mari Joe navigue dans des eaux troubles.

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Pour rendre l’intrigue encore plus corsée, la maîtresse du premier Michael Chan disparaît mystérieusement de la scène du crime, le corps du second Michael Cham disparaît de la morgue, la sergente Boxer est tabassée par trois Chinois qui disparaissent dans la brume et le mari de Boxer disparaît de la vie de son épouse. Le magicien Houdini n’y est pour rien!

En plus de camper quelques rencontres du Women’s Murder Club pour donner à son intrigue une fibre psycho-féminine, Patterson fait régulièrement entrer en scène Julie, la fille de Boxer, son chien Martha et sa nounou Mme Rose, ce qui ajoute une touche familiale très rafraîchissante.

La CIA n’est pas en reste dans cette 15e affaire, car l’espionnage et le contre-espionnage sont au menu. L’auteur écrit que «l’art du mensonge est l’une des deux grandes qualités requises pour intégrer la CIA. La seconde, c’est la faculté de n’avoir jamais aucun état d’âme.»

Il y a évidemment une méchante femme qui hante les coulisses de ce polar. Alison Muller n’est pas juste intelligente et sexy, elle est aussi manipulatrice et dotée d’une personnalité psychopathique. Les armes à feu n’ont pas de secrets pour elle.

L’écrasement de l’avion, provoqué par un missile, est décrit comme «la pire tragédie qu’avait connue la ville depuis le tremblement de terre de 1906» et le silence du mari de Lindsay Boxer comme «un mensonge par omission d’une taille colossale».

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Les chapitres se terminent souvent sur une réflexion lapidaire: «Ça ne me plaisait pas, vraiment pas du tout.» «Je n’oublierai jamais l’horreur à laquelle j’ai assisté ce jour-là. Jamais.» «Honnêtement? J’étais au supplice.» «Mon mari, le père de ma petite fille qui pleurait à chaudes larmes – pour moi, cet homme-là était mort.»

On a aussi droit à des commentaires d’une grande perspicacité. C’est le cas lorsque Lindsay Boxer affirme que «la curiosité est une force autant qu’une faiblesse». Puis elle ajoute qu’on peut en dire autant de l’amour qu’elle a pour son mari Joe.

Auteur

  • Paul-François Sylvestre

    Chroniqueur livres, histoire, arts, culture, voyages, actualité. Auteur d'une trentaine de romans et d’essais souvent en lien avec l’histoire de l’Ontario français. Son site jaipourmonlire.ca offre régulièrement des comptes rendus de livres de langue française.

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