Retour à Fukushima

Jaoon

Fukushima, capitale de la préfecture du même nom à environ 30 km de la centrale nucléaire. (Purplepumpkins / Wikipedia Commons)


30 janvier 2019 à 7h00

Huit ans après l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima, la majorité des anciens habitants a reçu l’autorisation d’y retourner, et l’interdiction pour les autres pourrait être levée d’ici 2020. Une autorisation que plusieurs reçoivent avec soulagement, et quelques-uns avec inquiétude.

Deux cent mille personnes avaient été évacuées en toute hâte, en mars 2011. Aujourd’hui, 122 000 ont d’ores et déjà reçu l’autorisation de rentrer, dont plusieurs, rapporte le Scientific American, sont des personnes âgées, «soulagées de recommencer leurs vies».

Le risque appartient-il depuis longtemps au passé? Ça dépend sous quel angle on l’analyse.

Au Japon comme aux États-Unis, on estime qu’une personne absorbe en moyenne, par des sources naturelles, 3,1 mSv (milliSieverts) de radiations par année, en plus de trois autres mSv, pour la plupart ce serait par des tests médicaux.

Pas de danger

Ce dernier chiffre peut varier considérablement suivant l’état de santé: à titre d’exemple, selon le CNRS français, une imagerie numérique de l’abdomen correspond à 10 mSv. Or, le niveau le plus élevé mesuré dans les zones autour de Fukushima où les gens ont été autorisés à rentrer, est de 5 mSv par an.

En théorie donc, on n’est pas dans la zone de danger, mais les normes internationales sont généralement de 1 mSv, alors que le gouvernement japonais a haussé sa propre norme à 20 mSv — conduisant plusieurs à reprocher au gouvernement de vouloir trop précipiter les retours.

Au-delà des impacts physiques sur lesquels on débat encore, les impacts psychologiques de l’évacuation, eux, ont pu être mesurés. Une étude américano-japonaise parue en 2014 fait état d’une hausse des cas d’alcoolisme et de dépression chez les évacués, notamment chez des personnes de santé fragile déménagées à plusieurs reprises.

Depuis cinq ans

À l’inverse, les premiers retours sont déjà vieux de cinq ans: dès mai 2013, les résidents de communautés côtières situées à 40 km de l’ancienne centrale, ont réouvert leurs commerces et les trains ont repris leurs anciennes routes.

Un dernier impact mesurable est celui de l’érosion de la confiance: 80% des Japonais veulent que leur pays sorte du nucléaire, selon un sondage réalisé l’automne dernier par l’ancien Commissariat à l’énergie atomique.

Inscrivez-vous à nos infolettres gratuitement:

Récemment

Restez à jour dans votre propre fil d'actualité

Cinq flûtes des cinq continents

North Wind Concerts
Alison Melville est à la tête du projet de concert Encircling the World: Flutes qui sera présenté le dimanche 2 mars à 19h30 au...
En lire plus...

22 février 2019 à 7h00

Troisième revers consécutif pour les Maple Leafs

Les Maple Leafs de Toronto étaient de retour à domicile après un long voyage de 6 parties à l'étranger. Pour l'occasion ils recevaient la...
En lire plus...

21 février 2019 à 22h30

17 255 écrivains canadiens se partagent 12 282 712 $

écrivains
Depuis 30 ans, le programme du Droit de prêt public (DPP) verse aux écrivains canadiens une somme d’argent en reconnaissance de l’utilisation de leurs...
En lire plus...

21 février 2019 à 17h00

La station Kipling: circulez, y a rien à voir

Cette semaine, nous poursuivons les Visites Express consacrées aux extrémités du métro torontois. Après Finch et McCowan, nous nous sommes rendus à l'ouest de...
En lire plus...

21 février 2019 à 13h00

Common law en français: Calgary devance Toronto

Ian Holloway, doyen, Faculté de droit, Université de Calgary; Nickie Nikolaou, vice-doyenne (Calgary); Adam Dodek, doyen, Faculté de droit, Université d’Ottawa; Caroline Magnan, directrice du Programme de certification de common law en français; Alexandra Heine, étudiante de 3e année en droit (Calgary).
Un nouveau partenariat sur l'enseignement de la common law, conclu entre les facultés de droit de l’Université d’Ottawa et de l’Université de Calgary, va...
En lire plus...

21 février 2019 à 11h00

Incertitude environnementale et arrogance humaine

roman
Le premier roman de Christiane Vadnais, Faunes, est un récit dystopique qui s’insère dans un courant de fiction climatique.
En lire plus...

21 février 2019 à 9h00

Ils ont apporté la rougeole à l’école

Encore un. Un père de famille qui se retrouve au centre d’une poussée de cas de rougeole, en Colombie-Britannique, reconnaît ne pas avoir fait...
En lire plus...

21 février 2019 à 7h00

Une assemblée citoyenne de l’AFO sur Facebook

Résistance
L'Assemblée de la francophonie de l'Ontario organise sa première assemblée citoyenne en direct sur Facebook le mardi 26 février à 17 h.
En lire plus...

20 février 2019 à 17h10

McMichael accueille l’art pluriel de Françoise Sullivan

McMichael
Les femmes à l’honneur! Depuis le 16 février, le Musée d'art canadien McMichael ouvre ses portes à deux expositions itinérantes sur deux grandes artistes:...
En lire plus...

20 février 2019 à 13h00

Facebook, sauveur des journaux?

journaux, presse, médias
Responsable majeur de leur détresse, Facebook vient aujourd’hui au secours des journaux désemparés en promettant 300 millions $ pour divers projets de journalisme local....
En lire plus...

20 février 2019 à 11h00

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur