Les algues de retour en force

Partagez
Tweetez
Envoyez

Le lac Érié pourrait connaître la troisième plus grosse invasion d’algues de son histoire — les deux autres ayant eu lieu en 2011 et en 2014.

Une combinaison de pollution agricole excessive dans les cours d’eau et de variations de température des océans favorise les explosions d’algues bleues-vertes dans les régions côtières un peu partout à travers le monde. Des régions qui en viennent à être appelées «zones mortes» lorsque les algues y ont tant absorbé d’oxygène que le reste de la vie marine est à peu près disparu.

Depuis les années 1960, le nombre de zones mortes recensées à travers le monde double à peu près tous les 10 ans. La situation peut empirer. Ces zones mortes commenceraient à apparaître en plein cœur des océans, selon une étude publiée en avril par l’océanographe allemand Johannes Karstensen et ses collègues. Elles semblent se former dans les tourbillons océaniques et seraient vouées à grossir.

D’autre part, un tel phénomène augmenterait la chaleur à la surface des océans, laquelle augmenterait à son tour l’évaporation, qui augmenterait les précipitations dans les régions côtières… augmentant du coup la quantité de pollution agricole qui se déverserait dans les rivières et les golfes, favorisant les explosions d’algues.

Dans les Grands Lacs, c’est le même phénomène qui, l’an dernier, avait obligé la ville de Toledo, en Ohio, à couper l’eau pendant trois jours. En trop grandes quantités, les algues peuvent produire une toxine, la microcystine, dont on ne peut pas se débarrasser en faisant seulement bouillir l’eau.

Partagez
Tweetez
Envoyez
l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur