Recensement : il y aurait 50 milliards d’oiseaux dans le monde

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50 milliards d’oiseaux... mais seulement 4 espèces dominantes. C’est le résultat d’un ambitieux «recensement» mondial, ou une estimation. Photo: UFSWS, Pixnio
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50 milliards d’oiseaux — mais seulement 4 espèces dominantes. C’est le résultat d’un ambitieux «recensement» mondial, ou plus exactement une estimation, qui révèle qu’un très grand nombre d’espèces sont composées d’un nombre dangereusement bas d’individus.

En excluant les oiseaux domestiqués, il n’y aurait en effet que quatre espèces qui dépassent le milliard d’individus: le moineau, sans surprise, est en position de tête (Passer domesticus), suivi de l’étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris), du goéland à bec cerclé (Larus delawarensis) et de l’hirondelle rustique (Hirundo rustica).

Mais en queue de peloton, se trouvent pas moins de 1180 espèces (sur près de 10 000) qui comptent moins de 5000 représentants chacune.

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Des oiseaux en ville. Photo: Nathalie Prézeau

Le nombre d’oiseaux sous-estimé?

C’est la première estimation aussi complète en 24 ans, et la précédente se situait entre 200 et 400 milliards d’oiseaux non domestiqués. Le chiffre d’alors pourrait avoir été surestimé: les chercheurs disent s’appuyer aujourd’hui sur des méthodes plus poussées pour arriver à des totaux plus précis.

L’écart est tout de même assez grand pour qu’on s’interroge sur la part qui relève du déclin des populations d’oiseaux dans les dernières décennies.

Leurs calculs s’appuient en partie sur les données déposées par des citoyens dans la base de données eBird, et en partie sur des études approfondies effectuées sur plus de 700 espèces.

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C’est ce croisement de données qui apporte une plus grande fiabilité à leur modèle, écrivent les chercheurs dans la revue PNAS.

ornithologue amateure
Une ornithologue amateure. Photo: Don DeBold, Flickr

Ornithologues amateurs et professionnels

Mais il comporte aussi des faiblesses: il y a beaucoup plus d’ornithologues amateurs dans les pays du Nord que dans ceux du Sud, du moins ceux qui ont du temps pour rapporter leurs observations d’oiseaux dans une base de données.

La valeur des extrapolations devient aussi plus incertaine pour les espèces dont on n’a qu’un tout petit nombre d’observations.

Mais aussi imparfait soit-il, c’est le genre de calcul dont ont besoin les biologistes et les environnementalistes préoccupés de conservation des écosystèmes.

En plus du fait que cette forme de croisement de données entre «amateurs» et «professionnels» pourrait donner des idées pour entreprendre des recensements d’autres espèces.

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